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29 mai 2017 : action contre les persécutions des LGBT en Tchétchénie

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Le lundi 29 mai 2017, FièrEs a déroulé une banderole « STOP LGBT PERSECUTIONS IN CHECHNYA & RUSSIA » face au Château de Versailles, lors de la rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine.

Nos militantEs ont été, à cette occasion, arrêtéEs et retenuEs à l’Hôtel de Police pendant plus de 4 heures, sans motif légal.

Nous continuons la lutte pour que cessent les persécutions contre les LGBT en Tchétchénie et dans tous les territoires qui sous l’autorité de Poutine.

Palmarès « Féminisme en Carton » : Grand Prix de l’Imposture pour Marine Le Pen

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À quelques jours du 8 mars, nous ouvrons notre palmarès du Féminisme en Carton en attribuant le Grand Prix de l’Imposture à Marine Le Pen, en reconnaissance officielle de sa lutte incessante contre les droits des femmes.

Marine Le Pen, nous vous félicitons pour vos performances d’illusionniste. Qui d’autre que vous pourrait mieux faire passer des vessies pour des lanternes ?

« Heureusement qu’il y a des candidates comme moi pour défendre le droit des femmes » [1] déclariez-vous il y a quelques semaines. Affirmer cela quand on est à la tête du parti qui depuis sa création s’érige contre toutes les revendications féministes, il fallait oser ! Brava!

Affirmer dans votre programme vouloir « mettre en place un plan national pour l’égalité salariale femme/homme » alors que votre parti a refusé de voter une proposition de loi en faveur de l’égalité professionnelle femmes/hommes [2], mais quelle audace !

Se targuer d’être la candidate des droits des femmes après que votre parti a refusé de voter la loi allongeant le délai de prescription des agressions sexuelles ainsi que la résolution réaffirmant l’IVG comme un droit fondamental [3], mais quelle hardiesse !

Se targuer d’être la candidate des droits des femmes après avoir vous-même dénoncé les « IVG de confort » [4], après avoir, au Parlement Européen, voté contre l’amendement allongeant le congé maternité et vous être prononcée contre le rapport sur la santé, les droits sexuels et génésiques et le rapport sur l’égalité femmes/hommes [5], mais quel culot !

Malgré vos tentatives audacieuses d’instrumentalisation des femmes et des discours féministes, nous sommes navrées de vous apprendre que vous et votre parti restez l’un de nos principaux ennemis politiques. Nous savons bien que sous couvert de défendre les femmes, un de vos objectifs est de dresser les groupes minorisés les uns contre les autres. Pour votre information, Madame Le Pen, le féminisme est indissociable de la destruction des autres oppressions. Nous ne resterons pas muettes devant vos tentatives grossières de récupérer l’électorat des femmes. Nous ne sommes pas vos pions, et jamais nous ne serons la caution de vos propos démagogiques, racistes et xénophobes. Vous n’êtes pas la solution du problème, vous êtes une part du problème.

Bien sûr, nous ne sommes pas dupes mais nous devons vous reconnaître un talent certain dans l’art de la rhétorique et de la manipulation. C’est pour cela que nous, féministes, avons l’insigne honneur de vous décerner le Grand Prix de l’Imposture pour tous les coups que vous avez assénés aux droits des femmes tout en vous réappropriant nos luttes et nos combats.

[1]http://www.europe1.fr/politique/marine-le-pen-rend-des-maires-laches-responsables-du-communautarisme-2974064

[2] http://www.ouest-france.fr/elections/regionales/pourquoi-les-femmes-votent-elles-davantage-pour-le-fn-3902605

[3] http://www.rtl.fr/girls/identites/marine-le-pen-le-fn-applique-t-il-ses-discours-sur-l-egalite-hommes-femmes-7787275502

[4] http://www.rtl.fr/actu/politique/ivg-marine-le-pen-n-a-pas-change-de-position-selon-marion-marechal-7786292123

[5] http://www.humanite.fr/qui-vote-quoi-au-parlement-europeen-527770

17 mai 2016 : IDABLHOT

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idablhot vitrail

FièrEs se mobilise pour l’IDABLHOT

A l’occasion de la Journée Internationale contre la Biphobie, la Lesbophobie, l’Homophobie et la Transphobie (IDABLHOT) le 17 Mai, FièrEs, en partenariat avec Aides Paris 12, organise 2 événements :
– un rassemblement contre les LGBT-phobies d’Etat le 17 Mai : événement Facebook et texte d’appel ici
– un village associatif le 21 mai : événement Facebook ici

Rassemblement
contre les LGBT-phobies d’Etat

Vous en avez marre de toutes les salades qu’on nous a racontées ? Nous aussi ! Rendez-vous le 17 mai à 19h devant le siège du Parti Socialiste pour manifester contre les LGBT-phobies d’État !

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Le 17 mai, lors de la « Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie, la lesbophobie et la transphobie » (IDABLHOT), les associations LGBT se mobilisent contre toutes les LGBT-phobies. Cette année, à un an de la prochaine élection présidentielle, mettons l’accent sur les LGBT-phobies d’Etat qui perdurent et rassemblons-nous près du siège du Parti Socialiste (PS) !

Les LGBT-phobies ne se résument pas à des faits isolés, des insultes et des agressions physiques. Elles ne se cantonnent pas aux familles, au travail et aux espaces publics. L’État nous refuse toujours des droits élémentaires, encourageant et légitimant les LGBT-phobies dans toutes les sphères de la société. Les LGBT-phobies d’Etat sont des obstacles majeurs dans nos parcours.

Trois ans après les premiers mariages, le temps n’est plus à la fête. Le gouvernement s’est donné bonne conscience : nous concédant « le mariage », et nous enjoignant de nous en contenter. Mais nous n’oublions pas les droits sacrifiés sur l’autel de mouvements LGBT-phobes : accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes qui ne sont pas en couple avec un homme, droits des personnes trans, réforme de la filiation et reconnaissance des parents « sociaux » y compris hors mariage.

Par manque de courage politique, terrorisé par les initiatives homophobes, sexistes et transphobes qu’il a contribué à nourrir et faire grandir, le gouvernement a laissé tomber ses promesses, tout comme celles du candidat Hollande. Il a fait des discriminations que nous subissons au quotidien, des discriminations d’État. Le changement fait peur à un système d’oppression cis-hétéropatriarcal qui ne parvient à maintenir ses privilèges qu’en alimentant les inégalités, en cloisonnant lesgenres, les sexualités.

Les personnes trans sont pour l’instant victimes d’un vide juridique qui les fragilisent, les précarisent, dans la plus grande indifférence. La transphobie d’État doit être combattue par l’application des résolutions 1728 (2010) et 2045 (2015) votées par la France au Conseil de l’Europe. Elles faciliteraient le parcours chaotique de changement d’État Civil : celui-ci ne devrait relever d’aucune condition médicale, mais de la seule autodétermination de la personne.

La PMA doit être un droit pour tout.e.s, là où de nombreuses femmes mettent encore leur santé en danger, bravant l’hypocrisie juridique actuelle. L’attente, sans fin, de l’avis du comité consultatif national d’éthique est inacceptable. Elle est injustifiable politiquement. Le manifeste de 130 médecins spécialistes de la PMA* est un signal d’alerte. Il est urgent de légiférer pour mettre fin au sexisme et à la lesbophobie institutionnalisés. Madame Rossignol, nous refusons que l’ouverture de ce droit soit agité comme une carotte devant nous pour acheter nos votes en vue de 2017 !

En 2016, nos communautés sont toujours très touchées par le VIH. Le climat LGBT-phobe influe sur l’estime que nous avons de nous-mêmes, notre rapport à la santé et nous éloigne des systèmes de soin et de prévention. On le sait, les pays qui durcissent les lois envers nos communautés voient l’épidémie de VIH augmenter. Il est temps de dire STOP, de prendre soin des nôtres et de réclamer nos droits.

A l’aube de 2017, il est encore temps de tenir ces promesses et de faire une politique de gauche dans tous les domaines.

Le 17 mai 2016, journée internationale de lutte contre la lesbophobie, l’homophobie, la biphobie et la transphobie, nous souhaitons dénoncer et combattre touTEs ensemble ce système cis-hétéropatriarcal, LGBT-phobe, refusant aux personnes LGBTQI toute considération en tant que citoyenNEs. Nous réclamons une juste et totale égalité des droits pour touTEs : PMA, filiation, droits des personnes trans !

L’égalité, ça ne se discute pas, ça s’impose !

* Publié dans « Le Monde » en mars 2016

Appel à l’initiative de AIDES Paris 12 et Fières, ouvert à signatures. Si votre organisation souhaite signer, envoyez un message à Fières et/ou AIDES Paris 12.

Signataires de l’appel : Act Up-ParisAIDESAsso ActheArc En Ciel ToulouseCentre LGBT de NantesEac L’assoEquinoxe Centre LGBT Lorraine-SudFéminiCitésFièresHomoSFèReAssociation Le Refuge

Soirée santé, plaisirs & prévention

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Tu as une vulve, ou tu couches avec des genTEs qui ont une vulve (et tu n’es pas un homme cis !), ou les deux ? Bingo, cette soirée le 4 décembre 2015 est faite pour toi !

Pour voir l’événement Facebook c’est par ici

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Une soirée rien que pour toi, pour nous, pour parler de plaisirs, de bien-être, de prévention, de santé,
– pour poser toutes les questions que tu n’oses jamais poser,
– pour avoir à dispo toutes les brochures que tu ne trouves plus nulle part parce qu’elles sont épuisées ou carrément pas diffusées,
– pour rencontrer les assos et les militanTEs de diverses orgas qui travaillent tous les jours sur la question de la santé des publics délaissés par les grandes campagnes de prévention,
– pour te faire dépister grâce au dépistage VIH rapide organisé par AIDES, quelles que soient ta sexualité, tes pratiques ou ton identité,
– pour assister à des performances trop cool,
– pour accéder à du matériel « safe sex » rien que pour toi,
– et pour danser, bien sûr !

Au programme :
1/ De 17h30 à 19h30, « Des INFOS pour quand je PECHO » : viens poser tes questions sur les risques et les pratiques avec des militantEs et des pros, sur 4 tables thématiques : Sexplorer / Avant d’aller plus loin : rencontre, drague et pratiques à risque / Baiser(s) / BDSM

2/ Dépistage rapide (TROD) du VIH tout au long de la soirée dans la bibliothèque de La Mutinerie

3/ Performances sur scène :
– Louise De Ville (Betty Speaks about… Les sécrétions vaginales)
– performance safe sex par Ludmillya Evanochka

4/ Stands associatifs & brochures

… et d’autres surprises !

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En collaboration avec Coraline Delebarre (CRIPS) que nous remercions chaleureusement pour la formation des équipes et sa présence tout au long de la soirée

Soirée organisée par Fières et Aides Paris12
hébergée par La Mutinerie toujours aussi partante pour l’organisation de soirées militantes

 

 

Action participative Culotte Gate : « N’entachez pas nos culottes ! »

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Le lundi 2 novembre 2015, à l’initiative du collectif « Culotte Gate » soutenu par FièrEs, plus d’une centaine de culottes tachées de rouge ont été envoyées au Président de la République François Hollande, au Premier Ministre Manuel Valls, à la Ministre de la Santé Marisol Touraine, à la Secrétaire d’État chargée des droits des femmes Pascale Boistard, au Secrétaire d’État au Budget Christian Eckert, ainsi qu’à de très nombreu.x.ses député.e.s.

Ces culottes étaient accompagnées de la lettre ci-dessous. Nous invitons tou-te-s celles et ceux qui souhaitent protester contre la décision de l’Assemblée Nationale de maintenir la TVA à 20% sur les protections hygiéniques à envoyer à leur tour des culottes usagées tachées de peinture rouge à leur député.e.

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N’entachez pas nos culottes !

Pour que les protections hygiéniques soient reconnues comme produits de première nécessité, 

Faudrait-il que la moitié des travailleur.e.s ne viennent plus exercer leur activité professionnelle plusieurs jours par mois ?

Parce que dans une vie, les protections hygiéniques représentent un budget de 1500 euros,

Parce qu’aujourd’hui en France, une canette de soda est considérée comme un produit de première nécessité et un tampon comme un produit de luxe,

Parce que c’est un produit de première nécessité pour tout.e.s et encore plus pour les personnes vivant dans la rue, pour le maintien de la dignité la plus élémentaire, 

Parce que ce n’est à personne, et certainement pas à des hommes cis de nous expliquer comment vivre nos règles et fixer leur coût, 

Nous vous demandons de baisser la TVA sur les protections hygiéniques afin de permettre à toutes les personnes en France dotées d’un utérus de pouvoir vivre leurs menstruations sereinement et sans tabou.

Alors n’entachez pas nos culottes par une décision sexiste et insensée.

Les protections hygiéniques sont un besoin pour toutes les personnes ayant leurs règles.

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[MANIFESTE] LesboTruck : lesbiennes visibles, lesbiennes invincibles

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Le LesboTruck c’est quoi ? C’est le seul char lesbien de la Marche des Fiertés LGBT 2015 de Paris. Oui, le seul. Les « Gouine comme un camion » ayant décidé de prendre une pause bien méritée, nous avons failli cette année vivre une Marche des Fiertés LGBT sans char pour les lesbiennes. Parce qu’être visibles nous rend plus fortes, parce que nous devons occuper tous les espaces, nous n’avons pas voulu laisser cette place vide. Le LesboTruck sera donc un char d’assaut pour affirmer la visibilité lesbienne lors de la Marche des Fiertés, mais aussi un tremplin pour réclamer la PMA pour toutes les femmes et la réforme de la filiation, et pour lutter contre la lesbophobie.
Bannière
Porté par trois associations féministes (Cineffable, FièrEs et Fuk the Name) ainsi que des individuEs, le projet du LesboTruck est soutenu par des partenaires lesbiens et lesbian-friendly.

Fédérer les lesbiennes et les associations autour de ce projet commun et du slogan « Dykes are united » (« Gouines unies »), tel a été l’objectif du LesboTruck qui en deux mois a réussi à réunir l’argent et les forces nécessaires pour faire rouler, ce 27 juin 2015, un char lesbien derrière lequel toutes les lesbiennes seront invitées à se réunir !

Le collectif LesboTruck, c’est un char, mais pas seulement. C’est un message fort que les associations et les individuEs mobilisées ont voulu envoyer. Ce message, c’est que la visibilité est un enjeu politique en soi.

Tant que deux femmes n’oseront pas se tenir la main dans la rue, tant que 60% des lesbiennes déclareront avoir subi de la lesbophobie au cours des deux dernières années, tant que 74% d’entre elles n’oseront pas en parler à leur famille, et 82% n’oseront pas en parler à leurs collègues par peur du rejet*, nous aurons férocement besoin de sortir du placard, d’être visibles, nous militantes, nous devrons monter des chars, des collectifs, des soirées, promouvoir nos cultures lesbiennes, prendre l’espace, parler de nous et de nos vies, de nos enjeux. Nous devrons témoigner et dire à quel point le système hétéropatriarcal nous écrase, nous devrons marcher pour obtenir le droit à disposer librement de nos corps pour nous-mêmes. Car la Marche des Fiertés n’est pas seulement un défilé festif, c’est pour nombre d’entre nous, un événement de visibilité salvatrice : nous nous souvenons toutes de notre première Marche, celle où nous avons constaté que nous n’étions pas seules. Le LesboTruck roulera donc pour toutes les jeunes lesbiennes et les jeunes biEs, et aussi pour les lesbiennes demandeuses d’asile, qui ont besoin de voir qu’elles ne sont pas seules, que les lesbiennes et les biEs existent, qu’elles s’aiment, qu’elles aiment, qu’elles dansent et qu’elles revendiquent. Et surtout : qu’elles n’ont pas honte d’être qui elles sont.

LesboTruck c’est avant tout un projet pour lutter contre le silence dont on entoure les lesbiennes dans la sphère publique et médiatique. Ce silence fait croire aux adolescentes qu’elles ne sont pas « comme il faut », ce silence leur fait croire qu’elles doivent changer, et cela peut parfois avoir des conséquences funestes. Pour ces jeunes, les lesbiennes doivent prendre l’espace et se montrer fières de leurs identités.

Parler de visibilité, c’est aussi parler de visibilité de nos revendications politiques ; alors qu’en 2012 l’ouverture de la PMA à toutes les femmes faisait partie des promesses du candidat François Hollande, nous arrivons bientôt en 2017 et la PMA n’est toujours pas ouverte aux femmes célibataires et aux couples lesbiens en France. Le droit des femmes à disposer de leur corps n’a toujours pas avancé. Nous ne devons pas baisser les bras, au contraire nous devons maintenir la pression sur les politiques pour imposer la PMA dans leur calendrier et faire exister ces revendications, qui sont plus que jamais d’actualité.

Non, « lesbienne » n’est pas un gros mot. C’est ce que nous sommes. Certaines aussi sont biEs, certaines sont aussi trans’, intersexes, ou les deux, d’autres non binaires ou gender-fucker, butch ou fem, pansexuelles ou asexuelles, et qu’ielles se reconnaissent ou non dans une identité lesbienne ou gouine, touTEs celles et ceux qui nous soutiennent sont invitéEs à se joindre au LesboTruck pour faire de cette marche NOTRE marche.

Ensemble on fera bouger les choses, ensemble on va se rassembler, ensemble on sera visibles lors de la Marche des Fiertés de Paris. Le LesboTruck c’est le char créé par et pour TOUTES les lesbiennes.

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*Chiffres tirés du rapport « Enquête nationale sur la visibilité des lesbiennes et la lesbophobie » de SOS-Homophobie, 2015.

DYKES ARE UNITED !

Rejoignez-nous le 27 juin 2015!

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Nous retrouver

Sur Facebook : http://www.facebook.com/pages/Lesbotruck/

Twitter : @lesbotruck

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Le collectif LesboTruck est composé des associations Fuk The Name, FièrEs et Cineffable.

Cineffable est une association non-mixte, à but non lucratif, pour soutenir et promouvoir l’expression culturelle des femmes et des lesbiennes, lutter contre toute forme de sexisme, racisme et homophobie. Elle organise chaque année, depuis 26 ans, le Festival International de films lesbiens et féministes de Paris. cineffable.fr / contact@cineffable.fr

Fuk The Name est un groupe créé en 2012, par des femmes, pour des femmes, et tous ceux qui contribuent à les sublimer. Fuk The Name organise des soirées, des événements, en privilégiant la musique, la danse et toutes autres formes artistiques. Le but est d’essayer d’ouvrir une petite voie à une minorité, qui reste pour le moment trop souvent silencieuse. www.facebook.com/fukthenamecollectif / collectiffukthename@gmail.com

FièrEs est une association féministe, lesbienne, bi, trans, créée en 2013 et dont les objectifs principaux sont de visibiliser les lesbiennes et leurs luttes, combattre l’hétérosexisme et les LGBT-phobies, et mener toutes les autres luttes féministes. fieres.wordpress.com / contact.fieres@gmail.com

Micro-trottoir sur les transidentités

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Un micro-trottoir diffusé pour la première fois en public le 16 mai 2015 lors du village associatif place Edmond Michelet organisé par Aides-Paris12 à l’occasion de l’IDAHOT (Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie) :

Modèle de lettre à envoyer aux fabricants & magasins de jouets et aux publicitaires

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A l’attention des fabricants de jouets, des magasins et des publicitaires

STOP aux jouets sexistes !

Depuis une dizaine d’années, nous voyons le marketing des jouets pour enfants devenir de plus en plus genré. Même des marques « neutres » il y a 20 ans, telles que Lego, croient désormais capter l’air du temps en développant des lignes pour garçons et pour filles, en s’habillant en bleu et rose. Or, à un âge où elles et ils se construisent, où les modèles ont une grande importance, les enfants sont les premier.e.s touché.e.s par ce sexisme.

Le sexisme, c’est penser que les jouets de repassage, de cuisine, de pouponnage sont naturellement faits pour les petites filles. Que les jeux violents, de construction, de bricolage, sont naturellement faits pour les petits garçons. Rappelons que jusqu’à présent la science n’a pas démontré l’existence d’un gène du ménage ou du foot !

Les jouets sont l’un des vecteurs de ces représentations sexistes. Ils habituent les enfants à trouver acceptables, et même légitimes, les inégalités entre femmes et hommes dont ils et elles seront témoins tout au long de leur vie.

Donnons les moyens à nos enfants de pouvoir un jour vivre dans une véritable société égalitaire où ce qui les définira ne sera pas leur sexe ou leur genre mais leur personnalité, leurs qualités, leurs défauts, leurs passions !

Il suffirait peut-être de retirer les piles, de démonter le mécanisme : montrons des cuisiniers et des mécaniciennes, des maîtres d’école et des super-héroïnes, des infirmiers et des joueuses de rugby. Acceptons que les poupées servent à jouer au papa comme à la maman.

Au nom de quoi avez-vous décrété que les filles détesteraient les voitures télécommandées ou que les garçons ne supporteraient pas de « jouer au marchand » ? C’est aux adultes et à la société de faire en sorte de ne pas leur fermer des horizons. C’est notre responsabilité. C’est votre responsabilité.

Oui, les modes de cour de récré sont au rose pour les filles, aux super-héros pour les garçons, et par mimétisme, les enfants respectent généralement le choix majoritaire en réclamant ces jouets à leurs parents. Avec vos publicités, vos emballages, vos catalogues, votre « ciblage marketing », vous êtes responsables de cet état de fait.

C’est un poids qui pèse sur les parents qui essaient d’élever leurs enfants dans une culture non-sexiste. C’est une violence extrême pour tous les enfants qui, en dépit de la pression du mimétisme et du marketing, souhaitent des jouets rangés dans le rayon du sexe opposé.

Comment les enfants se sentiraient libres de choisir les jouets qui leur plaisent dans des magasins séparant explicitement le rayon « pour les filles » et le rayon « pour les garçons » ?

En modelant leur publicité sur les stéréotypes associés aux genres, les publicitaires ont fini par figer ces stéréotypes et à les ancrer dans l’imaginaire collectif.

Nous ne laisserons pas le marketing, les magasins et fabricants de jouets décider pour nous de quel modèle de société nous voulons ! Vivre dans une société non-sexiste commence par donner la possibilité aux enfants de s’interroger sur leurs propre goûts et envies, de les laisser tâtonner et se découvrir, pas de leur imposer un modèle de ce qu’ils devraient être en tant que filles ou garçons et de les rabaisser si elles et ils sortent du moule.

Magasins, qu’avez-vous à perdre en organisant les jouets dans vos rayons et catalogues par types d’activités ? Fabricants et publicitaires, n’avez-vous donc aucun remords quand vous continuez à mettre des filles sur les emballages d’aspirateurs et de cuisinières, et des garçons sur les panoplies de médecins et de maçons ? Ne vous sentez-vous jamais coupables de faire le lit des inégalités femmes-hommes ?

Prenez vos responsabilités. Nous avons le devoir de permettre aux enfants d’être et de devenir ce qu’ils souhaitent. Nous avons le devoir de leur construire une société égalitaire.

Nous exigeons que vous changiez vos publicités, vos emballages, votre façon de penser le marketing, pour que les enfants ne demandent plus des jouets « pour les filles » ou « pour les garçons » mais des jouets qu’elles et ils aiment !

Téléchargez ici les adresses postales et emails des principaux magasins, fabricants de jouets, publicitaires… où vous pourrez envoyer la lettre :

Adresses et mails des marques et magasins

Le sexisme ça sent le sapin !

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FièrEs lance sa nouvelle campagne : « Le sexisme ça sent le sapin » !

Premier volet : une action simultanée dans des dizaines de magasins de jouets à Paris et proche banlieue le week-end dernier (20 et 21 décembre).

Les militantes de FièrEs ont sillonné les rayons « garçons/filles » afin de dissimuler, dans un maximum d’emballages sexistes (mais sans aucune dégradation), des tracts « Attention, ce jouet est sexiste ». En ouvrant ces emballages, les acheteurs découvriront leur surprise…

L’objectif ? Faire réfléchir les parents sur leurs choix de cadeaux et sur le sexisme du marché des jouets pour enfants.

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