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17 mai 2016 : IDABLHOT

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idablhot vitrail

FièrEs se mobilise pour l’IDABLHOT

A l’occasion de la Journée Internationale contre la Biphobie, la Lesbophobie, l’Homophobie et la Transphobie (IDABLHOT) le 17 Mai, FièrEs, en partenariat avec Aides Paris 12, organise 2 événements :
– un rassemblement contre les LGBT-phobies d’Etat le 17 Mai : événement Facebook et texte d’appel ici
– un village associatif le 21 mai : événement Facebook ici

Rassemblement
contre les LGBT-phobies d’Etat

Vous en avez marre de toutes les salades qu’on nous a racontées ? Nous aussi ! Rendez-vous le 17 mai à 19h devant le siège du Parti Socialiste pour manifester contre les LGBT-phobies d’État !

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Le 17 mai, lors de la « Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie, la lesbophobie et la transphobie » (IDABLHOT), les associations LGBT se mobilisent contre toutes les LGBT-phobies. Cette année, à un an de la prochaine élection présidentielle, mettons l’accent sur les LGBT-phobies d’Etat qui perdurent et rassemblons-nous près du siège du Parti Socialiste (PS) !

Les LGBT-phobies ne se résument pas à des faits isolés, des insultes et des agressions physiques. Elles ne se cantonnent pas aux familles, au travail et aux espaces publics. L’État nous refuse toujours des droits élémentaires, encourageant et légitimant les LGBT-phobies dans toutes les sphères de la société. Les LGBT-phobies d’Etat sont des obstacles majeurs dans nos parcours.

Trois ans après les premiers mariages, le temps n’est plus à la fête. Le gouvernement s’est donné bonne conscience : nous concédant « le mariage », et nous enjoignant de nous en contenter. Mais nous n’oublions pas les droits sacrifiés sur l’autel de mouvements LGBT-phobes : accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes qui ne sont pas en couple avec un homme, droits des personnes trans, réforme de la filiation et reconnaissance des parents « sociaux » y compris hors mariage.

Par manque de courage politique, terrorisé par les initiatives homophobes, sexistes et transphobes qu’il a contribué à nourrir et faire grandir, le gouvernement a laissé tomber ses promesses, tout comme celles du candidat Hollande. Il a fait des discriminations que nous subissons au quotidien, des discriminations d’État. Le changement fait peur à un système d’oppression cis-hétéropatriarcal qui ne parvient à maintenir ses privilèges qu’en alimentant les inégalités, en cloisonnant lesgenres, les sexualités.

Les personnes trans sont pour l’instant victimes d’un vide juridique qui les fragilisent, les précarisent, dans la plus grande indifférence. La transphobie d’État doit être combattue par l’application des résolutions 1728 (2010) et 2045 (2015) votées par la France au Conseil de l’Europe. Elles faciliteraient le parcours chaotique de changement d’État Civil : celui-ci ne devrait relever d’aucune condition médicale, mais de la seule autodétermination de la personne.

La PMA doit être un droit pour tout.e.s, là où de nombreuses femmes mettent encore leur santé en danger, bravant l’hypocrisie juridique actuelle. L’attente, sans fin, de l’avis du comité consultatif national d’éthique est inacceptable. Elle est injustifiable politiquement. Le manifeste de 130 médecins spécialistes de la PMA* est un signal d’alerte. Il est urgent de légiférer pour mettre fin au sexisme et à la lesbophobie institutionnalisés. Madame Rossignol, nous refusons que l’ouverture de ce droit soit agité comme une carotte devant nous pour acheter nos votes en vue de 2017 !

En 2016, nos communautés sont toujours très touchées par le VIH. Le climat LGBT-phobe influe sur l’estime que nous avons de nous-mêmes, notre rapport à la santé et nous éloigne des systèmes de soin et de prévention. On le sait, les pays qui durcissent les lois envers nos communautés voient l’épidémie de VIH augmenter. Il est temps de dire STOP, de prendre soin des nôtres et de réclamer nos droits.

A l’aube de 2017, il est encore temps de tenir ces promesses et de faire une politique de gauche dans tous les domaines.

Le 17 mai 2016, journée internationale de lutte contre la lesbophobie, l’homophobie, la biphobie et la transphobie, nous souhaitons dénoncer et combattre touTEs ensemble ce système cis-hétéropatriarcal, LGBT-phobe, refusant aux personnes LGBTQI toute considération en tant que citoyenNEs. Nous réclamons une juste et totale égalité des droits pour touTEs : PMA, filiation, droits des personnes trans !

L’égalité, ça ne se discute pas, ça s’impose !

* Publié dans « Le Monde » en mars 2016

Appel à l’initiative de AIDES Paris 12 et Fières, ouvert à signatures. Si votre organisation souhaite signer, envoyez un message à Fières et/ou AIDES Paris 12.

Signataires de l’appel : Act Up-ParisAIDESAsso ActheArc En Ciel ToulouseCentre LGBT de NantesEac L’assoEquinoxe Centre LGBT Lorraine-SudFéminiCitésFièresHomoSFèReAssociation Le Refuge

Enquête de l’Ined sur les modes de vie LGBT : une enquête bienvenue mais perfectible

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L’Institut national d’études démographiques (Ined) a lancé une enquête sur les modes de vie, la santé et les situations d’insécurité des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et trans’ (LGBT). Cette enquête s’appuie sur un questionnaire en ligne, accessible jusqu’à fin mars 2016, sur un site dédié : http://www.ined-lgbt.fr

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Elle a pour objectif de mieux connaître les expériences ordinaires des LGBT, la variété de leurs vies, les difficultés auxquelles elles/ils font face.

Lors de sa sortie en novembre, cette enquête a suscité de nombreuses critiques et réactions négatives. Les militantEs de FièrEs, comme d’autres, ont été surprisEs de découvrir certaines des formulations et directions choisies. Ayant contacté l’équipe de recherche de l’Ined afin de corriger ces manquements et d’améliorer la qualité et la précision de l’enquête, nous avons pris la décision de ne pas retirer notre partenariat.

En effet, même si celle-ci est encore très perfectible, nous voulons souligner la nécessité d’une telle enquête et en soutenir la démarche. Nous estimons que cette enquête quantitative couplée à une méthodologie qualitative ouvre un dialogue et peut faire bouger les lignes sur les catégories prises en compte dans le monde de la recherche. Elle participe à la visibilisation de catégories minorisées. Nous espérons que la base de données sera libre d’accès afin que les chercheuses.eurs et les militant.e.s puissent s’en saisir et ainsi produire de nouveaux éléments de connaissance. Nos communautés en ont désespérément besoin afin d’en faire des outils d’empowerment et des moyens d’actions… l’un des freins aux actions d’envergure, dans le domaine de la santé par exemple, étant le manque de données et d’informations fiables.

Toutefois, cette enquête pêche à inclure les personnes non-binaires, trans’ et intersexes, reconduisant ainsi les violences et l’invisibilisation subies. Les réponses proposées sont souvent trop limitatives et ne nous représentent pas suffisamment. De l’aveu des responsables de l’enquête :

« Faire une enquête statistique, c’est tenter de saisir les contours d’une population, et laisser de côté les singularités : essayer de faire un état des lieux qui permet d’avoir une image, même grossière, et qui permet les comparaisons avec d’autres populations. Répondre à un questionnaire statistique, c’est donc nécessairement « rentrer dans des cases » : pas pour en affirmer la légitimité, mais justement pour montrer leur poids social, ou leur limite et peut-être, finalement, pouvoir s’en défaire. »

Lors de notre rendez-vous de travail de décembre, les responsables nous ont assuréEs que les questions sur l’état civil du ou de la répondant.e, qui ont pu heurter, permettraient de mettre en lumière les discriminations spécifiques aux personnes ayant, à un moment de leur vie, un état civil non conforme à leur genre. De même, le champ de texte permettant de spécifier librement son genre pourra surligner que la binarité de genre n’est pas une évidence pour tout le monde.

Les critiques que l’on peut encore adresser à l’enquête de l’Ined sont nombreuses :

  • l’impossibilité de déclarer avoir deux pères ou deux mères ;

  • la formulation plus que douteuse de la question SE3F sur LA « féminité » ou LA « masculinité » – des guillemets n’auraient pas été de trop ;

  • l’impossibilité pour les personnes ayant plusieurs nationalités de le spécifier ;

  • la mise sur le même niveau d’un rapport sexuel et d’une agression sexuelle (question SE8c) ;

  • l’aspect binaire de nombreuses questions/réponses pose toujours problème, malgré les corrections effectuées en ce sens fin décembre et auxquelles nous avions contribué.

A ce sujet, nous vous renvoyons aux explications données par Christelle Hamel, Tania Lejbowicz et Mathieu Trachman lors d’un entretien accordé à Yagg : http://yagg.com/2016/01/04/enquete-de-lined-sur-les-modes-de-vie-des-lgbt-est-il-possible-de-faire-rentrer-tout-le-monde-dans-des-cases/

 

Le communiqué de presse de l’enquête précise la visée et la marche à suivre :

« Le questionnaire en ligne est composé de plusieurs volets – le profil sociodémographique (âge expériences conjugales et sexuelles, parcours scolaire et professionnel), l’état de santé, les espaces de vie (études, travail, couple, famille) et les expériences au cours de la vie – et nécessite une quarantaine de minutes avec la possibilité de le remplir en plusieurs fois grâce à un mot de passe.

Les résultats de cette enquête permettront de mieux comprendre le mode de vie des LGBT, d’éclairer sur les évolutions de leur santé et leurs difficultés face aux différentes formes d’insécurité, notamment celles liées à la LGBTphobie. Les premiers résultats statistiques seront rendus publics en 2017. »

Pour répondre à l’enquête, c’est ici : http://www.ined-lgbt.fr