Mobilisations

17 mai 2016 : IDABLHOT

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FièrEs se mobilise pour l’IDABLHOT

A l’occasion de la Journée Internationale contre la Biphobie, la Lesbophobie, l’Homophobie et la Transphobie (IDABLHOT) le 17 Mai, FièrEs, en partenariat avec Aides Paris 12, organise 2 événements :
– un rassemblement contre les LGBT-phobies d’Etat le 17 Mai : événement Facebook et texte d’appel ici
– un village associatif le 21 mai : événement Facebook ici

Rassemblement
contre les LGBT-phobies d’Etat

Vous en avez marre de toutes les salades qu’on nous a racontées ? Nous aussi ! Rendez-vous le 17 mai à 19h devant le siège du Parti Socialiste pour manifester contre les LGBT-phobies d’État !

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Le 17 mai, lors de la « Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie, la lesbophobie et la transphobie » (IDABLHOT), les associations LGBT se mobilisent contre toutes les LGBT-phobies. Cette année, à un an de la prochaine élection présidentielle, mettons l’accent sur les LGBT-phobies d’Etat qui perdurent et rassemblons-nous près du siège du Parti Socialiste (PS) !

Les LGBT-phobies ne se résument pas à des faits isolés, des insultes et des agressions physiques. Elles ne se cantonnent pas aux familles, au travail et aux espaces publics. L’État nous refuse toujours des droits élémentaires, encourageant et légitimant les LGBT-phobies dans toutes les sphères de la société. Les LGBT-phobies d’Etat sont des obstacles majeurs dans nos parcours.

Trois ans après les premiers mariages, le temps n’est plus à la fête. Le gouvernement s’est donné bonne conscience : nous concédant « le mariage », et nous enjoignant de nous en contenter. Mais nous n’oublions pas les droits sacrifiés sur l’autel de mouvements LGBT-phobes : accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes qui ne sont pas en couple avec un homme, droits des personnes trans, réforme de la filiation et reconnaissance des parents « sociaux » y compris hors mariage.

Par manque de courage politique, terrorisé par les initiatives homophobes, sexistes et transphobes qu’il a contribué à nourrir et faire grandir, le gouvernement a laissé tomber ses promesses, tout comme celles du candidat Hollande. Il a fait des discriminations que nous subissons au quotidien, des discriminations d’État. Le changement fait peur à un système d’oppression cis-hétéropatriarcal qui ne parvient à maintenir ses privilèges qu’en alimentant les inégalités, en cloisonnant lesgenres, les sexualités.

Les personnes trans sont pour l’instant victimes d’un vide juridique qui les fragilisent, les précarisent, dans la plus grande indifférence. La transphobie d’État doit être combattue par l’application des résolutions 1728 (2010) et 2045 (2015) votées par la France au Conseil de l’Europe. Elles faciliteraient le parcours chaotique de changement d’État Civil : celui-ci ne devrait relever d’aucune condition médicale, mais de la seule autodétermination de la personne.

La PMA doit être un droit pour tout.e.s, là où de nombreuses femmes mettent encore leur santé en danger, bravant l’hypocrisie juridique actuelle. L’attente, sans fin, de l’avis du comité consultatif national d’éthique est inacceptable. Elle est injustifiable politiquement. Le manifeste de 130 médecins spécialistes de la PMA* est un signal d’alerte. Il est urgent de légiférer pour mettre fin au sexisme et à la lesbophobie institutionnalisés. Madame Rossignol, nous refusons que l’ouverture de ce droit soit agité comme une carotte devant nous pour acheter nos votes en vue de 2017 !

En 2016, nos communautés sont toujours très touchées par le VIH. Le climat LGBT-phobe influe sur l’estime que nous avons de nous-mêmes, notre rapport à la santé et nous éloigne des systèmes de soin et de prévention. On le sait, les pays qui durcissent les lois envers nos communautés voient l’épidémie de VIH augmenter. Il est temps de dire STOP, de prendre soin des nôtres et de réclamer nos droits.

A l’aube de 2017, il est encore temps de tenir ces promesses et de faire une politique de gauche dans tous les domaines.

Le 17 mai 2016, journée internationale de lutte contre la lesbophobie, l’homophobie, la biphobie et la transphobie, nous souhaitons dénoncer et combattre touTEs ensemble ce système cis-hétéropatriarcal, LGBT-phobe, refusant aux personnes LGBTQI toute considération en tant que citoyenNEs. Nous réclamons une juste et totale égalité des droits pour touTEs : PMA, filiation, droits des personnes trans !

L’égalité, ça ne se discute pas, ça s’impose !

* Publié dans « Le Monde » en mars 2016

Appel à l’initiative de AIDES Paris 12 et Fières, ouvert à signatures. Si votre organisation souhaite signer, envoyez un message à Fières et/ou AIDES Paris 12.

Signataires de l’appel : Act Up-ParisAIDESAsso ActheArc En Ciel ToulouseCentre LGBT de NantesEac L’assoEquinoxe Centre LGBT Lorraine-SudFéminiCitésFièresHomoSFèReAssociation Le Refuge

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Le LesboTruck revient : lesbiennes visibles, lesbiennes invincibles

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Le LesboTruck c’est quoi ? Le seul char lesbien de la Marche des Fiertés LGBT 2016 de Paris. Oui, le SEUL. L’année dernière, apprenant que nous allions peut-être vivre une Marche des Fiertés LGBT de Paris sans char pour les lesbiennes, nous avons décidé de relever le défi : monter un char et un collectif en deux mois.

Parce qu’être visibles nous rend plus fortes, parce que nous devons occuper tous les espaces, nous n’avons pas voulu laisser cette place vide. Le LesboTruck est donc un char d’assaut (et d’assos !) pour affirmer la visibilité lesbienne lors de la Marche des Fiertés, mais aussi un tremplin pour réclamer la PMA pour toutes les femmes et la réforme de la filiation, pour lutter contre la lesbophobie, pour visibiliser les questions de santé spécifiques aux FSF, pour mettre en avant la culture lesbienne.

Porté par trois associations féministes et/ou festives (Cineffable, FièrEs et Fuk the Name) ainsi que des individuEs, le projet du LesboTruck est soutenu par des partenaires lesbiens et lesbian-friendly. Cagnotte : https://www.lepotcommun.fr/pot/ha4kimf8

Fédérer les lesbiennes et les associations autour de ce projet commun et du slogan « Dykes are united » (« Gouines unies »), tel est l’objectif du LesboTruck qui va cette année encore réunir l’argent et les forces nécessaires pour faire rouler, lors de la Marche des Fiertés de Paris, un char lesbien derrière lequel toutes les lesbiennes seront invitées à se réunir !

Ensemble on fera bouger les choses, ensemble on va se rassembler, ensemble on sera visibles  une nouvelle fois lors de la Marche des Fiertés de Paris. Le LesboTruck c’est le char créé par et pour TOUTES les lesbiennes.Le collectif LesboTruck, c’est un char, mais pas seulement. C’est un message fort que les associations et les individuEs mobilisées ont voulu envoyer. Ce message, c’est que la visibilité est un enjeu politique en soi.

Tant que deux femmes n’oseront pas se tenir la main dans la rue, tant que 60% des lesbiennes déclareront avoir subi de la lesbophobie au cours des deux dernières années, tant que 74% d’entre elles n’oseront pas en parler à leur famille, et 82% n’oseront pas en parler à leurs collègues par peur du rejet, nous aurons férocement besoin de sortir du placard, d’être visibles, nous militantes, nous devrons monter des chars, des collectifs, des soirées, promouvoir nos cultures lesbiennes, prendre l’espace, parler de nous et de nos vies, de nos enjeux. Nous devrons témoigner et dire à quel point le système hétéropatriarcal nous écrase, nous devrons marcher pour obtenir le droit à disposer librement de nos corps pour nous-mêmes. Car la Marche des Fiertés n’est pas seulement un défilé festif, c’est pour nombre d’entre nous, un événement de visibilité salvatrice : nous nous souvenons toutes de notre première Marche, celle où nous avons constaté que nous n’étions pas seules. Le LesboTruck roulera donc pour toutes les jeunes lesbiennes et les jeunes biEs, et aussi pour les lesbiennes demandeuses d’asile, qui ont besoin de voir qu’elles ne sont pas seules, que les lesbiennes et les biEs existent, qu’elles s’aiment, qu’elles aiment, qu’elles dansent et qu’elles revendiquent. Et surtout : qu’elles n’ont pas honte d’être qui elles sont.

LesboTruck c’est avant tout un projet pour lutter contre le silence dont on entoure les lesbiennes dans la sphère publique et médiatique. Ce silence fait croire aux adolescentes qu’elles ne sont pas « comme il faut », ce silence leur fait croire qu’elles doivent changer, et cela peut parfois avoir des conséquences funestes. Pour ces jeunes, les lesbiennes doivent prendre l’espace et se montrer fières de leurs identités.

Parler de visibilité, c’est aussi parler de visibilité de nos revendications politiques ; nous arrivons bientôt en 2017 et la PMA n’est toujours pas ouverte aux femmes célibataires et aux couples de femmes en France. Le droit des femmes à disposer de leur corps n’a toujours pas avancé. Lors de cette dernière Marche avant les élections présidentielles, nous faisons le compte des promesses non tenues, nous faisons le compte des reculs, nous faisons le compte de la droitisation du gouvernement qui impose des mesures liberticides, contre lesquelles les militantes que nous sommes ne peuvent que s’élever.

Non, « lesbienne » n’est pas un gros mot. C’est ce que nous sommes. D’autres qui nous suivent  et participent au projet sont biEs, certaines sont aussi trans’, intersexes, ou les deux, d’autres non binaires ou gender-fucker, butch ou fem, pansexuelles ou asexuelles, et qu’ielles se reconnaissent ou non dans une identité lesbienne ou gouine, touTEs celles et ceux qui nous soutiennent sont invitéEs à se joindre au LesboTruck pour faire de cette marche NOTRE marche.

DYKES ARE UNITED ! Rejoignez-nous et soutenez-nous !


Soirée de lancement le 8 avril 2016 à La Mutinerie
19h30 – 178 rue Saint-Martin, Paris 3e (DJs sets, performances, tombola de soutien…)

Cineffable est une association dont l’objet est de soutenir et de promouvoir la culture lesbienne et féministe en mettant en avant les œuvres cinématographiques, artistiques et
littéraires de femmes. Cineffable organise chaque année le «Festival international du film lesbien et féministe de Paris», un espace réservé à toute personne s’identifiant en tant que femme, dont la 28e édition se tiendra du 28 octobre au 1er novembre 2016 à l’Espace Reuilly (Paris 12). L’association organise par ailleurs tout au long de l’année des activités et projections de films ouvertes à toutes et à tous.
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contact@cineffable.fr

FièrEs est une association féministe radicale et révolutionnaire non-mixte. Notre féminisme est intrinsèquement lié à nos identités lesbiennes, bies et/ou trans’. L’association a été créée en 2013 et son objectif principal est de contribuer à détruire le cishétéropatriarcat dans toutes ses dimensions. FièrEs analyse les luttes LGBT dans une perspective féministe et lutte contre toutes les LGBT-phobies.  Nous sommes laïques et indépendantEs de tout parti politique. FièrEs se positionne contre toutes les oppressions.
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contact.fieres@gmail.com

Fuk The Name est un collectif féministe créé en 2012, pour des femmes, et tous ceux qui contribuent à les sublimer. FUKTN organise des soirées et  des événements mixtes, en privilégiant la musique, la danse et toutes autres formes artistiques. Son leitmotiv : fuk the name- fuk the gender – fuk the colors … don’t explain you never change. Son but : donner de la voix à une minorité, qui reste trop souvent silencieuse.
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collectiffukthename@gmail.com

8 mars 2016 : « Mais qu’est-ce qu’elles veulent encore ? »

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En cette Journée Internationale pour les droits des femmes, si nous vous disions déjà ce que nous ne voulons pas ?

Nous ne voulons pas nous réjouir d’avoir un Ministère des Droits des Femmes rattaché à la famille et à l’enfance.

Nous ne voulons pas que les femmes soient une fois de plus reléguées à un rôle procréatif, ce rôle dans lequel le patriarcat essaie de les cantonner, ce rôle qu’il utilise pour asseoir sa domination.

Nous ne voulons pas que le corps des femmes soit contrôlé par qui que ce soit d’autre qu’elles-mêmes.

Nous ne voulons pas d’une société qui creuse les inégalités.

Nous ne voulons pas d’une réforme du Code du travail qui touchera les plus précaires de plein fouet : 82 % des temps partiels concernent des femmes*.

Nous ne voulons pas d’une société s’appuyant sur le travail gratuit des femmes qui, en France, rappelons-le, font toujours 80 % des tâches domestiques.

Nous ne voulons pas d’un système qui dresse les femmes dès l’enfance à se conformer à un modèle normatif qui les opprime et les dévalorise.

Nous ne voulons pas d’une société qui hiérarchise les sexualités et érige l’hétérosexualité en norme obligatoire.

Nous ne voulons pas de vos politiques patriarcales, capitalistes et racistes qui déshumanisent les migrant.e.s et les femmes réfugiées et les vulnérabilisent face à toutes les violences.

Nous ne voulons pas taire le fait que dans tous les milieux sociaux, dans toutes les rues, par tous types d’hommes, des femmes se font harceler, violer et agresser sexuellement.

Nous ne voulons pas que nos luttes et nos argumentaires soient récupérés à des fins racistes et classistes.

Nous ne voulons pas et ne continuerons pas à accepter d’être silenciées, niées dans nos expressions, dans nos luttes, dans nos identités et nos sexualités.

C’est pourquoi cette liste est non-exhaustive, comme la liste des luttes qui restent à mener à toutes les féministes qui refusent d’accepter cette société inégalitaire et dominée par les hommes. Les combats se mènent au quotidien, dans les sphères publique et privée, dans toutes les sociétés, à toutes les échelles. Nous voulons ce qui nous est dû et nous le prendrons : nos droits, notre émancipation !

*La nouvelle « Loi travail » prévoit la disparition du nombre d’heures plancher pour les contrats à temps partiel

 

Retrouvons-nous pour deux manifestations à Paris :

  • Dimanche 6 mars, 14h, à Belleville
  • Mardi 8 mars, 18h, à la Fontaine des Innocents – place Joachim du Bellay

 

Ainsi que lors de nombreux autres événements féministes organisés autour du 8 mars :

Festival féministe Paris 2016
Programme d’événements organisés dans tout Paris

 

 

[MANIFESTE] LesboTruck : lesbiennes visibles, lesbiennes invincibles

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Le LesboTruck c’est quoi ? C’est le seul char lesbien de la Marche des Fiertés LGBT 2015 de Paris. Oui, le seul. Les « Gouine comme un camion » ayant décidé de prendre une pause bien méritée, nous avons failli cette année vivre une Marche des Fiertés LGBT sans char pour les lesbiennes. Parce qu’être visibles nous rend plus fortes, parce que nous devons occuper tous les espaces, nous n’avons pas voulu laisser cette place vide. Le LesboTruck sera donc un char d’assaut pour affirmer la visibilité lesbienne lors de la Marche des Fiertés, mais aussi un tremplin pour réclamer la PMA pour toutes les femmes et la réforme de la filiation, et pour lutter contre la lesbophobie.
Bannière
Porté par trois associations féministes (Cineffable, FièrEs et Fuk the Name) ainsi que des individuEs, le projet du LesboTruck est soutenu par des partenaires lesbiens et lesbian-friendly.

Fédérer les lesbiennes et les associations autour de ce projet commun et du slogan « Dykes are united » (« Gouines unies »), tel a été l’objectif du LesboTruck qui en deux mois a réussi à réunir l’argent et les forces nécessaires pour faire rouler, ce 27 juin 2015, un char lesbien derrière lequel toutes les lesbiennes seront invitées à se réunir !

Le collectif LesboTruck, c’est un char, mais pas seulement. C’est un message fort que les associations et les individuEs mobilisées ont voulu envoyer. Ce message, c’est que la visibilité est un enjeu politique en soi.

Tant que deux femmes n’oseront pas se tenir la main dans la rue, tant que 60% des lesbiennes déclareront avoir subi de la lesbophobie au cours des deux dernières années, tant que 74% d’entre elles n’oseront pas en parler à leur famille, et 82% n’oseront pas en parler à leurs collègues par peur du rejet*, nous aurons férocement besoin de sortir du placard, d’être visibles, nous militantes, nous devrons monter des chars, des collectifs, des soirées, promouvoir nos cultures lesbiennes, prendre l’espace, parler de nous et de nos vies, de nos enjeux. Nous devrons témoigner et dire à quel point le système hétéropatriarcal nous écrase, nous devrons marcher pour obtenir le droit à disposer librement de nos corps pour nous-mêmes. Car la Marche des Fiertés n’est pas seulement un défilé festif, c’est pour nombre d’entre nous, un événement de visibilité salvatrice : nous nous souvenons toutes de notre première Marche, celle où nous avons constaté que nous n’étions pas seules. Le LesboTruck roulera donc pour toutes les jeunes lesbiennes et les jeunes biEs, et aussi pour les lesbiennes demandeuses d’asile, qui ont besoin de voir qu’elles ne sont pas seules, que les lesbiennes et les biEs existent, qu’elles s’aiment, qu’elles aiment, qu’elles dansent et qu’elles revendiquent. Et surtout : qu’elles n’ont pas honte d’être qui elles sont.

LesboTruck c’est avant tout un projet pour lutter contre le silence dont on entoure les lesbiennes dans la sphère publique et médiatique. Ce silence fait croire aux adolescentes qu’elles ne sont pas « comme il faut », ce silence leur fait croire qu’elles doivent changer, et cela peut parfois avoir des conséquences funestes. Pour ces jeunes, les lesbiennes doivent prendre l’espace et se montrer fières de leurs identités.

Parler de visibilité, c’est aussi parler de visibilité de nos revendications politiques ; alors qu’en 2012 l’ouverture de la PMA à toutes les femmes faisait partie des promesses du candidat François Hollande, nous arrivons bientôt en 2017 et la PMA n’est toujours pas ouverte aux femmes célibataires et aux couples lesbiens en France. Le droit des femmes à disposer de leur corps n’a toujours pas avancé. Nous ne devons pas baisser les bras, au contraire nous devons maintenir la pression sur les politiques pour imposer la PMA dans leur calendrier et faire exister ces revendications, qui sont plus que jamais d’actualité.

Non, « lesbienne » n’est pas un gros mot. C’est ce que nous sommes. Certaines aussi sont biEs, certaines sont aussi trans’, intersexes, ou les deux, d’autres non binaires ou gender-fucker, butch ou fem, pansexuelles ou asexuelles, et qu’ielles se reconnaissent ou non dans une identité lesbienne ou gouine, touTEs celles et ceux qui nous soutiennent sont invitéEs à se joindre au LesboTruck pour faire de cette marche NOTRE marche.

Ensemble on fera bouger les choses, ensemble on va se rassembler, ensemble on sera visibles lors de la Marche des Fiertés de Paris. Le LesboTruck c’est le char créé par et pour TOUTES les lesbiennes.

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*Chiffres tirés du rapport « Enquête nationale sur la visibilité des lesbiennes et la lesbophobie » de SOS-Homophobie, 2015.

DYKES ARE UNITED !

Rejoignez-nous le 27 juin 2015!

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Nous retrouver

Sur Facebook : http://www.facebook.com/pages/Lesbotruck/

Twitter : @lesbotruck

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Le collectif LesboTruck est composé des associations Fuk The Name, FièrEs et Cineffable.

Cineffable est une association non-mixte, à but non lucratif, pour soutenir et promouvoir l’expression culturelle des femmes et des lesbiennes, lutter contre toute forme de sexisme, racisme et homophobie. Elle organise chaque année, depuis 26 ans, le Festival International de films lesbiens et féministes de Paris. cineffable.fr / contact@cineffable.fr

Fuk The Name est un groupe créé en 2012, par des femmes, pour des femmes, et tous ceux qui contribuent à les sublimer. Fuk The Name organise des soirées, des événements, en privilégiant la musique, la danse et toutes autres formes artistiques. Le but est d’essayer d’ouvrir une petite voie à une minorité, qui reste pour le moment trop souvent silencieuse. www.facebook.com/fukthenamecollectif / collectiffukthename@gmail.com

FièrEs est une association féministe, lesbienne, bi, trans, créée en 2013 et dont les objectifs principaux sont de visibiliser les lesbiennes et leurs luttes, combattre l’hétérosexisme et les LGBT-phobies, et mener toutes les autres luttes féministes. fieres.wordpress.com / contact.fieres@gmail.com

LesboTruck : DYKES are COMING !

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Le LesboTruck a besoin de toi ! 

Suite à l’annonce de la pause bien méritée de « Gouine comme un camion » cette année, plusieurs associations se sont réunies et ont abouti à cette conclusion : nous ne pouvons pas faire une Marche des Fiertés sans char lesbien ! Cela serait un grave recul pour la visibilité lesbienne qui est en route depuis quelques années.

Ainsi, en attendant le grand retour des GCC pour 2016, nous proposons de nous mobiliser pour LE SEUL CHAR LESBIEN de la Marche des fiertés de Paris, le 27 juin 2015 !

Pour nous aider financièrement, c’est ici, chaque euro compte : http://www.lepotcommun.fr/pot/4pa770wy

Pour que ce projet se réalise, nous avons besoin de l’aide de touTEs, retrousse tes manches avec nous !

Sans bénévoles, pas de char…

Nous avons besoin de gentEs qui encadreront le camion. Cette équipe sera chargée d’assurer le bon avancement du char, d’éviter que la foule ne s’approche trop près des roues et de signaler tout problème à la responsable sécurité. Nous essayons de constituer plusieurs équipes afin de pouvoir faire des roulement et de ne vous solliciter qu’une heure et demi.

Après l’effort, le réconfort 

ToutEs les bénévoles auront le droit de monter danser sur le char et de repartir avec un tshirt lesbotruck !

Pour vous inscrire c’est très simple : envoyez un mail à lesbotruck@gmail.com avec vos disponibilités le jour de la marche + vos coordonnées ou contactez Vanessa au 0626978431 ! 

N’hésite pas à faire suivre cet appel autour de vous. Nous aussi nous sommes toutEs bénévoles et grâce à vous, nous allons faire rouler ce camion !

Les événements à venir :

Le 12 juin : SOIREE OFFICIELLE LESBOTRUCK

Dykes are United au Bar La Maison !! Les infos c’est par ici

Le 14 juin : venez nous rencontrer au Tango, lors du Tea Dance de Cineffable, à partir de 18h

Le 26 juin : venez fêter le départ de la Marche des Fiertés à la Prude Pride !

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Abracadabra, que disparaissent vos droits !

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A l’occasion de l’anniversaire du mariage pour tou.te.s, FièrEs vous offre un spectacle de magie !
En ce 23 avril 2015, deux ans après le vote de la loi dite « Mariage pour tous » à l’Assemblée nationale, FièrEs rend hommage à cet extraordinaire tour de PaSse-PaSse que nous offre le gouvernement.

Abracadabra

Littéralement fascinéEs par le talent avec lequel les illusionnistes Valls et Hollande ont réussi à faire disparaître nos droits, nous montons à notre tour sur scène pour vous révéler les « trucs » de ces magiciens hors pair.

Vous vous êtes toujours demandé comment avaient-ils pu couper filiation et mariage en deux ? Comment la PMA avait-elle disparu de leurs chapeaux ? Comment la carte « droits des trans’  » s’était retrouvée tout en bas du paquet?
L’heure de la révélation a sonné ! Ne vous laissez plus envoûter… la prestidigitation du gouvernement n’aura plus de secret pour vous !

Inscrivez-vous sur l’événement Facebook ici

Rendez-vous le 23 avril à 19h30
Place Baudoyer (devant la mairie du 4e arrondissement, Paris), métro Hôtel de Ville

[8 mars] Les droits des femmes en chiffres : la moitié de l’humanité toujours opprimée

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8 mars : Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes

La lutte pour les droits des femmes est toujours d’actualité. En ce 8 mars, FièrEs se mobilise et rappelle que le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes se mène au quotidien. Le 8 mars n’est qu’une journée pour braquer le projecteur sur l’importance des luttes féministes. Profitons de cette occasion pour rappeler tout d’abord quelques chiffres :

– En moyenne, chaque année, 201 000 femmes en France se déclarent victimes de violences conjugales [1].

– Entre 2010 et 2012, 83 000 femmes par an en France ont été victimes de viols ou tentatives de viols [2].

– 22 % des Européennes ont subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire [3].

– Entre 40 % et 70 % des femmes assassinées sont tuées par leur conjoint en Australie, au Canada, en Israël, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis [4].

– 603 millions de femmes vivent dans des pays où la violence domestique n’est pas un crime [5].

– À l’échelle mondiale, plus de 700 millions de femmes actuellement en vie se sont mariées alors qu’elles étaient encore enfants [6].

– Plus de 130 millions de filles dans le monde ont subi une mutilation ou une ablation génitale [7].

– Jusqu’à 5 000 femmes sont victimes de « crimes d’honneur » chaque année [8] dans le monde.

– 70 % des femmes handicapées en France seraient victimes de violences [9].

Si vous êtes chef-fe d’entreprise, au lieu d’offrir des fleurs à vos collaboratrices, rappelez-vous plutôt toute l’année que :

– 18 % seulement des entreprises dans le monde sont dirigées par une femme [10].

– Aux États-Unis, les travailleuses hispaniques gagnent en moyenne 90 % du salaire des hommes, mais seulement 60 % du salaire des « hommes blancs » [11].

– Dans 15 pays, les femmes doivent demander à leur mari la permission de travailler.

– Dans 79 pays, la loi restreint le type d’emploi qu’une femme peut occuper [12].

– En France, à travail égal, les femmes gagnent toujours en moyenne 27 % de moins que les hommes [13].

– 1 femme sur a été victime de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle et 5 % seulement des cas ont été portés devant la justice [14].

Enseignes, marques, publicitaires : au lieu de prévoir des campagnes publicitaires sexistes et stéréotypées, prenez acte du fait que :

– 84 % des femmes françaises interrogées pensent que les marques sont responsables des stéréotypes de genre [15].

– 74 % des français.e.s réprouvent les publicités sexistes [16].

– 79 % de répondant.e.s pensent que “les entreprises devraient s’attacher à ne pas véhiculer des stéréotypes sexistes à travers leurs campagnes”, et 44 % jugent même que “les entreprises devraient être sanctionnées” [17].

Femmes et hommes politiques, médias, choisissez vos mots et, le 8 mars, montrez votre engagement. Ne parlez plus complaisamment de « Journée de LA femme » mais rappelez qu’il s’agit d’une journée de lutte, en France comme ailleurs, à mener sur tous les fronts :

– 17 % seulement des ministres de gouvernements dans le monde et 22 % des parlementaires nationaux sont des femmes [18].

– En France, 25 % des député.e.s sont des femmes [19].

– Les femmes ne se voient délivrer aucun permis de conduire en Arabie Saoudite.

– 15 millions de filles dans le monde ne seront jamais scolarisées [20].

– Les relations entre femmes sont illégales dans 50 pays.

– En France, 3 lesbiennes sur 5 ont été victimes de lesbophobie dans les 2 dernières années [21].

– En France, les femmes n’ont pas accès à la PMA si elles ne justifient pas d’une relation suivie avec un homme.

– Le droit à l’avortement est limité dans plus de 2/3 des pays [22].

Alors, vous pensez toujours que les luttes féministes n’ont plus lieu d’être ?

 

[1] Insee-ONDRP, enquêtes « Cadre de vie et sécurité », 2010-2012 in La lettre de l’Observatoire des violences faites aux femmes.

[2] Ibidem

[3] Parlement européen, « Violence à l’égard des femmes : la vérité qui dérange », 7 mars 2014.

[4] ONU, « Mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles : quelques faits et chiffres ».

[5] Ibidem.

[6] « Ending Child Marriage: Progress and Prospects », Unicef, 2013.

[7] ONU, « Mettre fin à la violence à l’égard des femmes : des paroles aux actes », Etude du Secrétaire général – 2006.

[8] Etude du Fonds des Nations Unies pour la population.

[9] Estimation de l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir.

[10] La Banque mondiale, Enterprise Surveys on gender (Enquêtes sur le genre en entreprise).

[11] Bureau des statistiques du travail, Département du travail des États-Unis, 2012.

[12] Women, business & the law, The world bank et IFC, 2014.

[13] Insee, 2010.

[14] Enquête IFOP pour le Défenseur des droits, mars 2014.

[15] Etude « Femmes et stéréotypes de genre », pour le site aufeminin.com, 2013.

[16] Etude Mediaprism, 2013.

[17] Ibidem.

[18] ONU Femmes.

[19] Observatoire des inégalités, 2014.

[20] Contre 10 millions de garçons. Chiffres Unicef.

[21] SOS-homophobie, 2014.

[22] « World Abortion Policies », Division de la population, Nations Unies.