lesbophobie

Lettre ouverte à Stéphanie di Giusto, réalisatrice de « La Danseuse », de la part de FièrEs

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« Tout ce qui est non-nommé, non-représenté, tout ce qui est omis dans les biographies, censuré dans les recueils épistolaires, tout ce qui est inadéquatement renommé et dont l’accès est complexifié, tout ce qui est enseveli dans la mémoire par l’effondrement du sens sous le poids d’un langage inapproprié ou mensonger – tout cela rejoindra non seulement l’innommé mais aussi l’innommable. »

Adrienne Rich

Madame,

Résumons. La Danseuse, votre premier film, dépeint la vie de Loïe Fuller, danseuse et chorégraphe états-unienne d’avant-garde. Icône de la Belle Époque, admirée pour ses audaces esthétiques et l’inventivité de ses créations, cette pionnière de la danse moderne est restée célèbre pour sa fameuse “Danse Serpentine”. Pionnière, elle le fut aussi dans sa vie personnelle : ayant rompu un mariage dont rien ne nous permet de savoir s’il fut réellement désiré, elle vécut ouvertement son amour avec Gabrielle Bloch, sa compagne, son associée et sa collaboratrice, trente années durant.

Vous avez réalisé un film sur la vie de cette artiste et avez dû faire des choix “artistiques”… Soit. Mais ce que vous avez choisi de gommer, ce que vous vous êtes permis de considérer comme anecdotique ou insignifiant, altère profondément le sens que Loïe Fuller avait choisi de donner à son existence. En censurant le lesbianisme de Loïe Fuller, pour lui imposer une relation hétérosexuelle, avec un personnage masculin inventé de toutes pièces, vous ne faites pas un choix artistique, mais un choix politique : vous niez à votre sujet le droit et la capacité à s’être constitué une existence libre et indépendante de toute présence masculine, à contre-courant des moeurs de son temps.

Ce que vous refusez de comprendre c’est que, loin d’être anecdotiques, ses choix sont profondément liés à ses positions esthétiques d’avant-garde. En faisant de Gabrielle Bloch une simple collaboratrice, vous avez réduit trente années de relation et de complicité artistique à quelques regards et soupirs sibyllins. Mais vous qui êtes une artiste, ne pouvez-vous donc pas comprendre l’importance de la vie personnelle d’une créatrice dans ses choix artistiques ? Comme le souligne Catherine Gonnard, le fait que Loïe Fuller ait choisi de créer une compagnie avec des femmes est loin d’être anodin : “elle ne travaille qu’avec des femmes… Ce sont des choix, c’est tout un engagement à l’époque. Un mode de vie lesbien, ce n’est pas juste coucher avec une femme. À une époque où les hommes sont partout, elle décentre les regards. Alors que les hommes jusque-là se sont tous autoproclamés, une femme peut d’un coup décider qui est important. » Dans ces conditions, vous comprendrez que ce que vous appelez “votre liberté artistique” constitue une mécompréhension complète de celle de Loïe Fuller, qu’elle a défendu toute sa vie.

Sans compter qu’en plus d’être lesbophobe, votre perspective est sexiste : une figure de femme « toute seule », c’est-à-dire sans homme vous dérange à ce point ? Vous faut-il donc un personnage masculin pour rétablir “l’équilibre” ? Fallait-il réellement à Loïe Fuller un protecteur pour être “complète” ? Au passage, vous avez une drôle de conception de la “séduction” entre un homme et une femme : outrepasser le consentement d’une personne, insister et s’imposer, jusqu’à faire céder, n’a rien de romantique ni d’érotique. Ce sont des rapports de domination sexistes, qui portent un nom : la culture du viol.

Mais ce n’est cependant pas la seule liberté sexiste que vous prenez avec la vie de votre sujet ; votre film en est saturé jusqu’à l’écoeurement. Lorsque vous choisissez de représenter la mère de Loïe Fuller vous en faites l’archétype de la marâtre, alors qu’elle a pris soin de préciser dans son autobiographie que sa mère l’a soutenue toute sa vie, qu’elle lui a permis de faire ses débuts sur scène très jeune sans l’y forcer ni l’en empêcher… Vous dénaturez toutes les relations féminines que Loïe a entretenues avec une constance rare : quel “hommage” en effet ! Et quand vous nous gratifiez d’un moment « lesbien », entre Loïe et Isadora Duncan, c’est pour tomber dans le cliché éculé de la séduction manipulatrice : car quelle motivation autre que le désir d’humilier pourrait présider à un baiser entre deux femmes ?

Voici donc la réalité des “libertés artistiques” que vous vous permettez de porter à l’écran : plutôt qu’un amour lesbien, que vous estimez vu et revu, vous préférez représenter un viol hétérosexuel, ou un baiser torride entre deux filles, digne d’une introduction de film X mainstream. Quelle originalité…

Ne mâchons pas nos mots : vous n’avez pas fait un film sur Loïe Fuller. Vous avez réalisé une “énième” vie d’artiste torturée, en vous servant du nom de Loïe Fuller pour la vendre à vos producteurs. Par paresse, ou conformisme, vous avez commis un “énième film” hétérosexuel, sans chercher à comprendre (ou peut-être sans pouvoir comprendre) le lien entre la vie et l’oeuvre d’une artiste. Dommage pour un biopic.

FièrEs

[MANIFESTE] LesboTruck : lesbiennes visibles, lesbiennes invincibles

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Le LesboTruck c’est quoi ? C’est le seul char lesbien de la Marche des Fiertés LGBT 2015 de Paris. Oui, le seul. Les « Gouine comme un camion » ayant décidé de prendre une pause bien méritée, nous avons failli cette année vivre une Marche des Fiertés LGBT sans char pour les lesbiennes. Parce qu’être visibles nous rend plus fortes, parce que nous devons occuper tous les espaces, nous n’avons pas voulu laisser cette place vide. Le LesboTruck sera donc un char d’assaut pour affirmer la visibilité lesbienne lors de la Marche des Fiertés, mais aussi un tremplin pour réclamer la PMA pour toutes les femmes et la réforme de la filiation, et pour lutter contre la lesbophobie.
Bannière
Porté par trois associations féministes (Cineffable, FièrEs et Fuk the Name) ainsi que des individuEs, le projet du LesboTruck est soutenu par des partenaires lesbiens et lesbian-friendly.

Fédérer les lesbiennes et les associations autour de ce projet commun et du slogan « Dykes are united » (« Gouines unies »), tel a été l’objectif du LesboTruck qui en deux mois a réussi à réunir l’argent et les forces nécessaires pour faire rouler, ce 27 juin 2015, un char lesbien derrière lequel toutes les lesbiennes seront invitées à se réunir !

Le collectif LesboTruck, c’est un char, mais pas seulement. C’est un message fort que les associations et les individuEs mobilisées ont voulu envoyer. Ce message, c’est que la visibilité est un enjeu politique en soi.

Tant que deux femmes n’oseront pas se tenir la main dans la rue, tant que 60% des lesbiennes déclareront avoir subi de la lesbophobie au cours des deux dernières années, tant que 74% d’entre elles n’oseront pas en parler à leur famille, et 82% n’oseront pas en parler à leurs collègues par peur du rejet*, nous aurons férocement besoin de sortir du placard, d’être visibles, nous militantes, nous devrons monter des chars, des collectifs, des soirées, promouvoir nos cultures lesbiennes, prendre l’espace, parler de nous et de nos vies, de nos enjeux. Nous devrons témoigner et dire à quel point le système hétéropatriarcal nous écrase, nous devrons marcher pour obtenir le droit à disposer librement de nos corps pour nous-mêmes. Car la Marche des Fiertés n’est pas seulement un défilé festif, c’est pour nombre d’entre nous, un événement de visibilité salvatrice : nous nous souvenons toutes de notre première Marche, celle où nous avons constaté que nous n’étions pas seules. Le LesboTruck roulera donc pour toutes les jeunes lesbiennes et les jeunes biEs, et aussi pour les lesbiennes demandeuses d’asile, qui ont besoin de voir qu’elles ne sont pas seules, que les lesbiennes et les biEs existent, qu’elles s’aiment, qu’elles aiment, qu’elles dansent et qu’elles revendiquent. Et surtout : qu’elles n’ont pas honte d’être qui elles sont.

LesboTruck c’est avant tout un projet pour lutter contre le silence dont on entoure les lesbiennes dans la sphère publique et médiatique. Ce silence fait croire aux adolescentes qu’elles ne sont pas « comme il faut », ce silence leur fait croire qu’elles doivent changer, et cela peut parfois avoir des conséquences funestes. Pour ces jeunes, les lesbiennes doivent prendre l’espace et se montrer fières de leurs identités.

Parler de visibilité, c’est aussi parler de visibilité de nos revendications politiques ; alors qu’en 2012 l’ouverture de la PMA à toutes les femmes faisait partie des promesses du candidat François Hollande, nous arrivons bientôt en 2017 et la PMA n’est toujours pas ouverte aux femmes célibataires et aux couples lesbiens en France. Le droit des femmes à disposer de leur corps n’a toujours pas avancé. Nous ne devons pas baisser les bras, au contraire nous devons maintenir la pression sur les politiques pour imposer la PMA dans leur calendrier et faire exister ces revendications, qui sont plus que jamais d’actualité.

Non, « lesbienne » n’est pas un gros mot. C’est ce que nous sommes. Certaines aussi sont biEs, certaines sont aussi trans’, intersexes, ou les deux, d’autres non binaires ou gender-fucker, butch ou fem, pansexuelles ou asexuelles, et qu’ielles se reconnaissent ou non dans une identité lesbienne ou gouine, touTEs celles et ceux qui nous soutiennent sont invitéEs à se joindre au LesboTruck pour faire de cette marche NOTRE marche.

Ensemble on fera bouger les choses, ensemble on va se rassembler, ensemble on sera visibles lors de la Marche des Fiertés de Paris. Le LesboTruck c’est le char créé par et pour TOUTES les lesbiennes.

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*Chiffres tirés du rapport « Enquête nationale sur la visibilité des lesbiennes et la lesbophobie » de SOS-Homophobie, 2015.

DYKES ARE UNITED !

Rejoignez-nous le 27 juin 2015!

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Nous retrouver

Sur Facebook : http://www.facebook.com/pages/Lesbotruck/

Twitter : @lesbotruck

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Le collectif LesboTruck est composé des associations Fuk The Name, FièrEs et Cineffable.

Cineffable est une association non-mixte, à but non lucratif, pour soutenir et promouvoir l’expression culturelle des femmes et des lesbiennes, lutter contre toute forme de sexisme, racisme et homophobie. Elle organise chaque année, depuis 26 ans, le Festival International de films lesbiens et féministes de Paris. cineffable.fr / contact@cineffable.fr

Fuk The Name est un groupe créé en 2012, par des femmes, pour des femmes, et tous ceux qui contribuent à les sublimer. Fuk The Name organise des soirées, des événements, en privilégiant la musique, la danse et toutes autres formes artistiques. Le but est d’essayer d’ouvrir une petite voie à une minorité, qui reste pour le moment trop souvent silencieuse. www.facebook.com/fukthenamecollectif / collectiffukthename@gmail.com

FièrEs est une association féministe, lesbienne, bi, trans, créée en 2013 et dont les objectifs principaux sont de visibiliser les lesbiennes et leurs luttes, combattre l’hétérosexisme et les LGBT-phobies, et mener toutes les autres luttes féministes. fieres.wordpress.com / contact.fieres@gmail.com

17 mai : Journée internationale contre les LGBT-phobies

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Avec l’ouverture du mariage à tous les couples il y a deux ans, l’État légitime officiellement les couples LGBT qui le souhaitent mais cela est loin d’avoir fait reculer la transphobie, la lesbophobie la biphobie et l’homophobie dans la société. La liberté de parole donnée aux anti-égalité des droits pendant la période de débat sur l’ouverture du mariage a légitimé les propos LGBT-phobes dans l’espace public et privé. Les derniers chiffres publiés par SOS homophobie sont éloquents à ce sujet : le nombre de témoignages reçus en 2014 est en hausse de 41 % par rapport à 2011. Nous rappelons à nouveau et avec force que l’homophobie, la biphobie, la lesbophobie et la transphobie ne sont pas des opinions.

Le fait que le gouvernement n’ait pas tenu ses engagements de campagne concernant les droits des LGBT autres que le mariage a également contribué à ancrer un peu plus dans la société l’idée que nos vies sont négligeables.

Nous nous sommes battuEs, et d’autres avant nous se sont battuEs, pour obtenir chaque avancée.

N’attendons pas que le gouvernement retrouve soudainement son courage politique sans rien dire. N’attendons pas d’être instrumentaliséEs en 2017 pour crier haut et fort que l’égalité des droits « c’est maintenant ! »

Depuis notre discours du 17 mai 2014, rien n’a changé pour nous : il est temps que les trans’ bénéficient d’une loi, il est temps d’ouvrir la PMA à toutes les femmes, il est temps de simplifier les démarches et l’hébergement des LGBT demandeurs du droit d’asile, il est temps de réformer la filiation pour permettre aux parents dits « sociaux » de reconnaître leurs enfants ! Il est temps de réformer notre politique du droit d’asile pour que la France soit réellement la terre d’accueil et des droits humains qu’elle prétend être. Il est temps aussi de dénoncer les LGBT-phobies des anti-égalité des droits. Le gouvernement « socialiste » ne doit plus se laisser dicter sa politique par des réactionnaires !

Lutter contre les LGBT-phobies c’est aussi lutter contre le sexisme car les deux sont entremêlés et sont les fruits de la même société hétéropatriarcale. Il ne s’agit pas uniquement de se battre contre des discriminations qui touchent une « minorité », terme réducteur par lequel nous sommes désignéEs, mais de se battre contre toute une conception sexiste et cishétéronormative de la société.

Ce n’est pas à nous de vivre cachéEs, ce n’est pas à nous d’avoir peur. La société doit changer et nous devons nous mobiliser toujours en plus grand nombre pour la transformer. Ne laissons pas le champ libre aux LGBT-phobes. Battons-nous chaque jour pour les faire reculer. Et surtout, soyons FièrEs de nos identités !

Mobilisations contre TOUTES les violences faites à TOUTES les femmes

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FièrEs appelle à se mobiliser à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre. Dénonçons ensemble toutes les violences émanant du système hétéropatriarcal à l’encontre de toutes les femmes, qu’elles soient lesbiennes, bisexuelles, trans, hétérosexuelles, etc.

Ces violences prennent différentes formes, physiques ou psychologiques, et opèrent partout dans le monde : agressions physiques, viols, mariages forcés, mutilations sexuelles, harcèlement, violences conjugales, plus grande précarité…

FièrEs rappelle que les luttes féministes et les luttes LGBT sont indissociables car le système hétéropatriarcal, instituant une pseudo-complémentarité des sexes et la domination de l’un sur l’autre, hiérarchise les sexualités et légitime les violences envers les femmes et toutes celles et ceux qui ne se conforment pas au modèle dominant.

En faisant de l’hétérosexualité la norme, le système hétéropatriarcal discrimine doublement les femmes lesbiennes, bisexuelles et/ou trans. Ainsi, en tant que femmes et en tant qu’homosexuelles, bisexuelles et/ou trans, nous affrontons au quotidien sexisme et lesbophobie, biphobie et/ ou transphobie. Ces violences se manifestent à tous les niveaux de nos vies : à l’école, dans la rue, au travail, dans nos cercles familiaux ou amicaux, etc.

Ne nous taisons plus. Visibilisons ces discriminations en visibilisant nos identités, en visibilisant ces violences à notre encontre.

Solidaire de toutes les femmes victimes des violences masculines, victimes des violences patriarcales, en France et dans le reste du monde, FièrEs appelle à participer à toutes les mobilisations :

> 22 novembre : départ à 14h30 de Bastille (Paris), manifestation organisée par le Collectif National pour les Droits des Femmes.
> 25 novembre : départ à 18h30 du métro Grands Boulevards (Paris), marche de nuit non-mixte (sans hommes cisgenre), organisée à l’initiative d’une AG de féministes individuelles et soutenue par des associations.
> … ainsi que beaucoup d’autres initiatives, mobilisations, conférences, colloques, débats, formations, etc. organisé.e.s partout en France.

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17 mai, IDAHOT : les LGBTphobies ne sont pas des opinions !

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Ce samedi 17 mai, pour la Journée Internationale contre l’homophobie et la transphobie (IDAHOT :
International Day Against Homophobia & Transphobia), FièrEs participe à deux événements à Paris :

– à partir de 14h le cortège de l’association marchera depuis la place du Châtelet jusqu’à la place Pigalle pour manifester avec le Collectif du 8 avril contre les violences sexistes, lesbophobes et transphobes ;

– tout l’après-midi FièrEs tiendra un stand sur la place Pigalle et participera aux divers happenings organisés par Aides et Acceptess-T pour lutter contre les LGBTphobies. 

L’ouverture du mariage aux couples de même sexe l’année dernière a été une avancée pour l’égalité des droits. Mais, depuis plus d’un an, nous, lesbiennes, bisexuel-le-s, gays et trans avons été la cible de la haine et de l’intolérance des réactionnaires et conservateurs, des homophobes, transphobes, sexistes de tous bords, de gauche comme de droite. Les actes LGBTphobes ont augmenté de 78% par rapport à l’année 2012. 59% des répondantes à la dernière enquête de SOS homophobie affirment avoir été victimes de lesbophobie dans les deux dernières années.

Les LGBTphobies ne sont pas apparues l’année dernière mais la liberté de parole donnée aux anti-égalité des droits a légitimé ces propos dans l’espace public et privé. Nous rappelons que l’homophobie, la biphobie, la lesbophobie et la transphobie ne sont pas des opinions mais bien des délits condamnés par la loi.

Le 17 mai n’est que l’occasion de le rappeler et d’attirer l’attention sur ces actes : violences, agressions, viols, mais aussi harcèlement, insultes, remarques déplacées de la part d’inconnu-e-s, discours politiques LGBTphobes…

En cette Journée Internationale contre l’homophobie et la transphobie, FièrEs n’oublie pas les lesbiennes, les trans, les bi et les gays du monde entier qui subissent de plein fouet des politiques répressives envers les LGBT, et celles et ceux, nombreux-ses, qui sont parmi nous, en attente d’un droit à l’asile politique.

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FièrEs salue l’ajout de la transphobie aux problématiques de cette journée mondiale mais ne peut que constater l’invisibilisation systématique de la lesbophobie et de la biphobie : nous demandons que ces mots soient ajoutés à la suite d’homophobie et de transphobie. La visibilité est le premier pas nécessaire à l’égalité et à la reconnaissance de nos combats.

Nous demandons également que cesse la légitimation par l’Etat des discriminations à l’encontre des personnes LGBT : il est temps que les trans’ bénéficient d’une loi, il est temps d’ouvrir la PMA à toutes les femmes, il est temps de simplifier les démarches et l’hébergement des LGBT demandeurs du droit d’asile, il est temps de réformer la filiation pour permettre aux parents dits « sociaux » de reconnaître leurs enfants ! Il est temps aussi de dénoncer les LGBTphobies des anti-égalité des droits et que l’Etat cesse de se laisser dicter sa politique par des réactionnaires minoritaires !