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25 novembre : le bal des faux-culs

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25 novembre : le bal des faux-culs
ou quand les réactionnaires de toujours
se découvrent féministes d’un jour 

25 novembre 2016, Journée Internationale contre les violences faites aux femmes, Marine Le Pen tweete :

“les violences faites aux femmes sont une insulte à notre civilisation, un fléau contre lequel je mènerai une action lucide et énergique”.

Ce même jour, la Manif pour tous tweete :

“la marchandisation de leur corps par des couples commanditaires est une violence faite aux femmes” et “NON à toutes ces violences faites aux femmes et NON à la GPA = exploitation des femmes”.

Mais de qui se moque-t-on ?? Plus que jamais, dénonçons l’instrumentalisation des femmes et des discours féministes par leurs ennemi-e-s politiques. NON bien sûr, ielles ne sont pas nos allié.e.s. Nous devons réaffirmer avec toujours plus de force qu’iels font le lit des violences subies par les femmes, qu’iels les dénoncent quand ça les arrange pour mieux les instrumentaliser contre une partie de la population. Iels participent au maintien du système patriarcal. Iels en sont même l’un des bras armés.

Sous couvert de défendre les femmes, iels tentent de dresser les groupes minorisés les uns contre les autres. Réaffirmons que notre féminisme est indissociable de la destruction des autres oppressions. Ce que nous voulons c’est la destruction du système cishétéropatriarcal, ce que nous voulons, c’est la destruction de toutes les oppressions.

Dans le même temps, partout dans le monde, les droits des femmes sont menacés et on assiste à une libération et une légitimation toujours plus médiatisées de la parole sexiste. Du tristement célèbre “grab them by the pussy” de Donald Trump, au projet de loi proposé par le parti du président turc Erdogan (prévoyant l’annulation des condamnations pour viols sur mineures si le violeur épouse sa victime), en passant par le coup d’Etat machiste au Brésil ou la remise en cause du droit à l’IVG en cas de viol en Pologne et au Brésil, la violence contre les femmes est un propos audible et un sujet de débat comme un autre. Les porte-paroles du cishétéropatriarcat se portent bien.

La France ne fait pas exception à ce phénomène : de l’analogie faite par François Fillon, expliquant que “la France n’est pas un pays à prendre comme une femme”, aux multiples propos sexistes et nauséabonds autour de “l’affaire Baupin”, en passant par la polémique autour du port du burkini à la plage… Aspirant à la fonction présidentielle, parlementaire ou briguant un ministère, les personnalités politiques s’en donnent à cœur joie, martelant que le corps des femmes ne leur appartient pas, que la parole de n’importe quel homme a plus de poids que leurs choix.

Double discours, même objectif : instrumentaliser les femmes à des fins qui n’ont aucun rapport avec la fin de leur oppression ! A l’aune des élections présidentielles, il nous faut refuser la récupération de la classe des femmes par ces discours politiques.

Affirmons à ceux qui veulent nous instrumentaliser que nous ne sommes pas leurs pions, et que jamais nous ne serons la caution de leurs propos démagogiques, racistes et xénophobes.

Affirmons à ceux qui veulent nous instrumentaliser que nous ne sommes pas leurs faire-valoirs, et qu’il ne suffit pas de nous tendre une carotte pour que l’on marche sagement derrière sans remettre en question leurs politiques.

Affirmons à ceux qui veulent nous maintenir sous leur domination et nous retirer les quelques droits durement obtenus que nous nous battrons pour mettre fin à leur système.

Partout dans le monde, des femmes se lèvent pour lutter contre toutes les formes de violences dont elles sont victimes. La fin de ces violences ne passera pas par le bal des faux-culs mais par les féministes. Ne les laissons pas faire croire le contraire.

Lettre ouverte à Stéphanie di Giusto, réalisatrice de « La Danseuse », de la part de FièrEs

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« Tout ce qui est non-nommé, non-représenté, tout ce qui est omis dans les biographies, censuré dans les recueils épistolaires, tout ce qui est inadéquatement renommé et dont l’accès est complexifié, tout ce qui est enseveli dans la mémoire par l’effondrement du sens sous le poids d’un langage inapproprié ou mensonger – tout cela rejoindra non seulement l’innommé mais aussi l’innommable. »

Adrienne Rich

Madame,

Résumons. La Danseuse, votre premier film, dépeint la vie de Loïe Fuller, danseuse et chorégraphe états-unienne d’avant-garde. Icône de la Belle Époque, admirée pour ses audaces esthétiques et l’inventivité de ses créations, cette pionnière de la danse moderne est restée célèbre pour sa fameuse “Danse Serpentine”. Pionnière, elle le fut aussi dans sa vie personnelle : ayant rompu un mariage dont rien ne nous permet de savoir s’il fut réellement désiré, elle vécut ouvertement son amour avec Gabrielle Bloch, sa compagne, son associée et sa collaboratrice, trente années durant.

Vous avez réalisé un film sur la vie de cette artiste et avez dû faire des choix “artistiques”… Soit. Mais ce que vous avez choisi de gommer, ce que vous vous êtes permis de considérer comme anecdotique ou insignifiant, altère profondément le sens que Loïe Fuller avait choisi de donner à son existence. En censurant le lesbianisme de Loïe Fuller, pour lui imposer une relation hétérosexuelle, avec un personnage masculin inventé de toutes pièces, vous ne faites pas un choix artistique, mais un choix politique : vous niez à votre sujet le droit et la capacité à s’être constitué une existence libre et indépendante de toute présence masculine, à contre-courant des moeurs de son temps.

Ce que vous refusez de comprendre c’est que, loin d’être anecdotiques, ses choix sont profondément liés à ses positions esthétiques d’avant-garde. En faisant de Gabrielle Bloch une simple collaboratrice, vous avez réduit trente années de relation et de complicité artistique à quelques regards et soupirs sibyllins. Mais vous qui êtes une artiste, ne pouvez-vous donc pas comprendre l’importance de la vie personnelle d’une créatrice dans ses choix artistiques ? Comme le souligne Catherine Gonnard, le fait que Loïe Fuller ait choisi de créer une compagnie avec des femmes est loin d’être anodin : “elle ne travaille qu’avec des femmes… Ce sont des choix, c’est tout un engagement à l’époque. Un mode de vie lesbien, ce n’est pas juste coucher avec une femme. À une époque où les hommes sont partout, elle décentre les regards. Alors que les hommes jusque-là se sont tous autoproclamés, une femme peut d’un coup décider qui est important. » Dans ces conditions, vous comprendrez que ce que vous appelez “votre liberté artistique” constitue une mécompréhension complète de celle de Loïe Fuller, qu’elle a défendu toute sa vie.

Sans compter qu’en plus d’être lesbophobe, votre perspective est sexiste : une figure de femme « toute seule », c’est-à-dire sans homme vous dérange à ce point ? Vous faut-il donc un personnage masculin pour rétablir “l’équilibre” ? Fallait-il réellement à Loïe Fuller un protecteur pour être “complète” ? Au passage, vous avez une drôle de conception de la “séduction” entre un homme et une femme : outrepasser le consentement d’une personne, insister et s’imposer, jusqu’à faire céder, n’a rien de romantique ni d’érotique. Ce sont des rapports de domination sexistes, qui portent un nom : la culture du viol.

Mais ce n’est cependant pas la seule liberté sexiste que vous prenez avec la vie de votre sujet ; votre film en est saturé jusqu’à l’écoeurement. Lorsque vous choisissez de représenter la mère de Loïe Fuller vous en faites l’archétype de la marâtre, alors qu’elle a pris soin de préciser dans son autobiographie que sa mère l’a soutenue toute sa vie, qu’elle lui a permis de faire ses débuts sur scène très jeune sans l’y forcer ni l’en empêcher… Vous dénaturez toutes les relations féminines que Loïe a entretenues avec une constance rare : quel “hommage” en effet ! Et quand vous nous gratifiez d’un moment « lesbien », entre Loïe et Isadora Duncan, c’est pour tomber dans le cliché éculé de la séduction manipulatrice : car quelle motivation autre que le désir d’humilier pourrait présider à un baiser entre deux femmes ?

Voici donc la réalité des “libertés artistiques” que vous vous permettez de porter à l’écran : plutôt qu’un amour lesbien, que vous estimez vu et revu, vous préférez représenter un viol hétérosexuel, ou un baiser torride entre deux filles, digne d’une introduction de film X mainstream. Quelle originalité…

Ne mâchons pas nos mots : vous n’avez pas fait un film sur Loïe Fuller. Vous avez réalisé une “énième” vie d’artiste torturée, en vous servant du nom de Loïe Fuller pour la vendre à vos producteurs. Par paresse, ou conformisme, vous avez commis un “énième film” hétérosexuel, sans chercher à comprendre (ou peut-être sans pouvoir comprendre) le lien entre la vie et l’oeuvre d’une artiste. Dommage pour un biopic.

FièrEs

« Elle » fait bander les critiques ; il est à gerber

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« Elle » de Paul Verhoeven, sorti à Cannes et sur nos écrans cette semaine, explose les scores du box-office, bénéficie d’un plan com’ bien rôdé et d’une déferlante de critiques dithyrambiques. Le secret du succès ? Surfer sur la vague malheureusement bien connue de la culture du viol.

Il est génial ce film, il permet aux journalistes pourfendeurs de la bien-pensance de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : les femmes, au fond, elles aiment quand on les force. Ça les fait mouiller, ça les fait jouir, voire même, il n’y a que ça qui les excite : quand les hommes les frappent, les mettent à terre, les empêchent de se débattre, les insultent et jouissent en 3 secondes avant de repartir vaquer à leurs occupations. Ça, c’est le fantasme des femmes. Et heureusement que quelques cinéastes courageux et révolutionnaires osent le montrer. Y’en a marre de cette dictature du consentement et du plaisir féminin, franchement !

Breaking news : dans une société patriarcale où la plupart des discours sont produits et relayés par les hommes, même les femmes ont fini par croire qu’elles fantasmaient sur les violences dont elles sont victimes. Le patriarcat reste un système malin, sournois, et encore très performant en 2016, qui permet à la misogynie la plus crasse d’être intériorisée par les femmes. Mais malgré ce qu’ils essaient de nous faire croire, le viol est d’abord le fantasme de ces hommes qui écrivent et qui filment.

Alors « Elle », film « jouissif », « subversif », « jubilatoire » ? « Thriller érotique » (20minutes.fr) à propos d’une « violente agression » (joli euphémisme de L’Express) ? Plutôt une apologie du viol comme on en a rarement vue, en mode « voilà ce qu’attendent toutes les quinquas sexy dans leurs maisons bourgeoises ». Non seulement elle aime ça, mais elle en redemande, elle entre dans une relation presque affective (carrément !) avec son violeur qui est un chic type « à l’âme torturée » et dont l’épouse remerciera l’héroïne de lui avoir donné ce dont il avait besoin ! [Attention, on vous spoile et on s’en cogne]

La suite à lire ici !

Le LesboTruck revient : lesbiennes visibles, lesbiennes invincibles

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Le LesboTruck c’est quoi ? Le seul char lesbien de la Marche des Fiertés LGBT 2016 de Paris. Oui, le SEUL. L’année dernière, apprenant que nous allions peut-être vivre une Marche des Fiertés LGBT de Paris sans char pour les lesbiennes, nous avons décidé de relever le défi : monter un char et un collectif en deux mois.

Parce qu’être visibles nous rend plus fortes, parce que nous devons occuper tous les espaces, nous n’avons pas voulu laisser cette place vide. Le LesboTruck est donc un char d’assaut (et d’assos !) pour affirmer la visibilité lesbienne lors de la Marche des Fiertés, mais aussi un tremplin pour réclamer la PMA pour toutes les femmes et la réforme de la filiation, pour lutter contre la lesbophobie, pour visibiliser les questions de santé spécifiques aux FSF, pour mettre en avant la culture lesbienne.

Porté par trois associations féministes et/ou festives (Cineffable, FièrEs et Fuk the Name) ainsi que des individuEs, le projet du LesboTruck est soutenu par des partenaires lesbiens et lesbian-friendly. Cagnotte : https://www.lepotcommun.fr/pot/ha4kimf8

Fédérer les lesbiennes et les associations autour de ce projet commun et du slogan « Dykes are united » (« Gouines unies »), tel est l’objectif du LesboTruck qui va cette année encore réunir l’argent et les forces nécessaires pour faire rouler, lors de la Marche des Fiertés de Paris, un char lesbien derrière lequel toutes les lesbiennes seront invitées à se réunir !

Ensemble on fera bouger les choses, ensemble on va se rassembler, ensemble on sera visibles  une nouvelle fois lors de la Marche des Fiertés de Paris. Le LesboTruck c’est le char créé par et pour TOUTES les lesbiennes.Le collectif LesboTruck, c’est un char, mais pas seulement. C’est un message fort que les associations et les individuEs mobilisées ont voulu envoyer. Ce message, c’est que la visibilité est un enjeu politique en soi.

Tant que deux femmes n’oseront pas se tenir la main dans la rue, tant que 60% des lesbiennes déclareront avoir subi de la lesbophobie au cours des deux dernières années, tant que 74% d’entre elles n’oseront pas en parler à leur famille, et 82% n’oseront pas en parler à leurs collègues par peur du rejet, nous aurons férocement besoin de sortir du placard, d’être visibles, nous militantes, nous devrons monter des chars, des collectifs, des soirées, promouvoir nos cultures lesbiennes, prendre l’espace, parler de nous et de nos vies, de nos enjeux. Nous devrons témoigner et dire à quel point le système hétéropatriarcal nous écrase, nous devrons marcher pour obtenir le droit à disposer librement de nos corps pour nous-mêmes. Car la Marche des Fiertés n’est pas seulement un défilé festif, c’est pour nombre d’entre nous, un événement de visibilité salvatrice : nous nous souvenons toutes de notre première Marche, celle où nous avons constaté que nous n’étions pas seules. Le LesboTruck roulera donc pour toutes les jeunes lesbiennes et les jeunes biEs, et aussi pour les lesbiennes demandeuses d’asile, qui ont besoin de voir qu’elles ne sont pas seules, que les lesbiennes et les biEs existent, qu’elles s’aiment, qu’elles aiment, qu’elles dansent et qu’elles revendiquent. Et surtout : qu’elles n’ont pas honte d’être qui elles sont.

LesboTruck c’est avant tout un projet pour lutter contre le silence dont on entoure les lesbiennes dans la sphère publique et médiatique. Ce silence fait croire aux adolescentes qu’elles ne sont pas « comme il faut », ce silence leur fait croire qu’elles doivent changer, et cela peut parfois avoir des conséquences funestes. Pour ces jeunes, les lesbiennes doivent prendre l’espace et se montrer fières de leurs identités.

Parler de visibilité, c’est aussi parler de visibilité de nos revendications politiques ; nous arrivons bientôt en 2017 et la PMA n’est toujours pas ouverte aux femmes célibataires et aux couples de femmes en France. Le droit des femmes à disposer de leur corps n’a toujours pas avancé. Lors de cette dernière Marche avant les élections présidentielles, nous faisons le compte des promesses non tenues, nous faisons le compte des reculs, nous faisons le compte de la droitisation du gouvernement qui impose des mesures liberticides, contre lesquelles les militantes que nous sommes ne peuvent que s’élever.

Non, « lesbienne » n’est pas un gros mot. C’est ce que nous sommes. D’autres qui nous suivent  et participent au projet sont biEs, certaines sont aussi trans’, intersexes, ou les deux, d’autres non binaires ou gender-fucker, butch ou fem, pansexuelles ou asexuelles, et qu’ielles se reconnaissent ou non dans une identité lesbienne ou gouine, touTEs celles et ceux qui nous soutiennent sont invitéEs à se joindre au LesboTruck pour faire de cette marche NOTRE marche.

DYKES ARE UNITED ! Rejoignez-nous et soutenez-nous !


Soirée de lancement le 8 avril 2016 à La Mutinerie
19h30 – 178 rue Saint-Martin, Paris 3e (DJs sets, performances, tombola de soutien…)

Cineffable est une association dont l’objet est de soutenir et de promouvoir la culture lesbienne et féministe en mettant en avant les œuvres cinématographiques, artistiques et
littéraires de femmes. Cineffable organise chaque année le «Festival international du film lesbien et féministe de Paris», un espace réservé à toute personne s’identifiant en tant que femme, dont la 28e édition se tiendra du 28 octobre au 1er novembre 2016 à l’Espace Reuilly (Paris 12). L’association organise par ailleurs tout au long de l’année des activités et projections de films ouvertes à toutes et à tous.
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contact@cineffable.fr

FièrEs est une association féministe radicale et révolutionnaire non-mixte. Notre féminisme est intrinsèquement lié à nos identités lesbiennes, bies et/ou trans’. L’association a été créée en 2013 et son objectif principal est de contribuer à détruire le cishétéropatriarcat dans toutes ses dimensions. FièrEs analyse les luttes LGBT dans une perspective féministe et lutte contre toutes les LGBT-phobies.  Nous sommes laïques et indépendantEs de tout parti politique. FièrEs se positionne contre toutes les oppressions.
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contact.fieres@gmail.com

Fuk The Name est un collectif féministe créé en 2012, pour des femmes, et tous ceux qui contribuent à les sublimer. FUKTN organise des soirées et  des événements mixtes, en privilégiant la musique, la danse et toutes autres formes artistiques. Son leitmotiv : fuk the name- fuk the gender – fuk the colors … don’t explain you never change. Son but : donner de la voix à une minorité, qui reste trop souvent silencieuse.
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collectiffukthename@gmail.com

Enquête de l’Ined sur les modes de vie LGBT : une enquête bienvenue mais perfectible

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L’Institut national d’études démographiques (Ined) a lancé une enquête sur les modes de vie, la santé et les situations d’insécurité des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et trans’ (LGBT). Cette enquête s’appuie sur un questionnaire en ligne, accessible jusqu’à fin mars 2016, sur un site dédié : http://www.ined-lgbt.fr

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Elle a pour objectif de mieux connaître les expériences ordinaires des LGBT, la variété de leurs vies, les difficultés auxquelles elles/ils font face.

Lors de sa sortie en novembre, cette enquête a suscité de nombreuses critiques et réactions négatives. Les militantEs de FièrEs, comme d’autres, ont été surprisEs de découvrir certaines des formulations et directions choisies. Ayant contacté l’équipe de recherche de l’Ined afin de corriger ces manquements et d’améliorer la qualité et la précision de l’enquête, nous avons pris la décision de ne pas retirer notre partenariat.

En effet, même si celle-ci est encore très perfectible, nous voulons souligner la nécessité d’une telle enquête et en soutenir la démarche. Nous estimons que cette enquête quantitative couplée à une méthodologie qualitative ouvre un dialogue et peut faire bouger les lignes sur les catégories prises en compte dans le monde de la recherche. Elle participe à la visibilisation de catégories minorisées. Nous espérons que la base de données sera libre d’accès afin que les chercheuses.eurs et les militant.e.s puissent s’en saisir et ainsi produire de nouveaux éléments de connaissance. Nos communautés en ont désespérément besoin afin d’en faire des outils d’empowerment et des moyens d’actions… l’un des freins aux actions d’envergure, dans le domaine de la santé par exemple, étant le manque de données et d’informations fiables.

Toutefois, cette enquête pêche à inclure les personnes non-binaires, trans’ et intersexes, reconduisant ainsi les violences et l’invisibilisation subies. Les réponses proposées sont souvent trop limitatives et ne nous représentent pas suffisamment. De l’aveu des responsables de l’enquête :

« Faire une enquête statistique, c’est tenter de saisir les contours d’une population, et laisser de côté les singularités : essayer de faire un état des lieux qui permet d’avoir une image, même grossière, et qui permet les comparaisons avec d’autres populations. Répondre à un questionnaire statistique, c’est donc nécessairement « rentrer dans des cases » : pas pour en affirmer la légitimité, mais justement pour montrer leur poids social, ou leur limite et peut-être, finalement, pouvoir s’en défaire. »

Lors de notre rendez-vous de travail de décembre, les responsables nous ont assuréEs que les questions sur l’état civil du ou de la répondant.e, qui ont pu heurter, permettraient de mettre en lumière les discriminations spécifiques aux personnes ayant, à un moment de leur vie, un état civil non conforme à leur genre. De même, le champ de texte permettant de spécifier librement son genre pourra surligner que la binarité de genre n’est pas une évidence pour tout le monde.

Les critiques que l’on peut encore adresser à l’enquête de l’Ined sont nombreuses :

  • l’impossibilité de déclarer avoir deux pères ou deux mères ;

  • la formulation plus que douteuse de la question SE3F sur LA « féminité » ou LA « masculinité » – des guillemets n’auraient pas été de trop ;

  • l’impossibilité pour les personnes ayant plusieurs nationalités de le spécifier ;

  • la mise sur le même niveau d’un rapport sexuel et d’une agression sexuelle (question SE8c) ;

  • l’aspect binaire de nombreuses questions/réponses pose toujours problème, malgré les corrections effectuées en ce sens fin décembre et auxquelles nous avions contribué.

A ce sujet, nous vous renvoyons aux explications données par Christelle Hamel, Tania Lejbowicz et Mathieu Trachman lors d’un entretien accordé à Yagg : http://yagg.com/2016/01/04/enquete-de-lined-sur-les-modes-de-vie-des-lgbt-est-il-possible-de-faire-rentrer-tout-le-monde-dans-des-cases/

 

Le communiqué de presse de l’enquête précise la visée et la marche à suivre :

« Le questionnaire en ligne est composé de plusieurs volets – le profil sociodémographique (âge expériences conjugales et sexuelles, parcours scolaire et professionnel), l’état de santé, les espaces de vie (études, travail, couple, famille) et les expériences au cours de la vie – et nécessite une quarantaine de minutes avec la possibilité de le remplir en plusieurs fois grâce à un mot de passe.

Les résultats de cette enquête permettront de mieux comprendre le mode de vie des LGBT, d’éclairer sur les évolutions de leur santé et leurs difficultés face aux différentes formes d’insécurité, notamment celles liées à la LGBTphobie. Les premiers résultats statistiques seront rendus publics en 2017. »

Pour répondre à l’enquête, c’est ici : http://www.ined-lgbt.fr

[MANIFESTE] LesboTruck : lesbiennes visibles, lesbiennes invincibles

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Le LesboTruck c’est quoi ? C’est le seul char lesbien de la Marche des Fiertés LGBT 2015 de Paris. Oui, le seul. Les « Gouine comme un camion » ayant décidé de prendre une pause bien méritée, nous avons failli cette année vivre une Marche des Fiertés LGBT sans char pour les lesbiennes. Parce qu’être visibles nous rend plus fortes, parce que nous devons occuper tous les espaces, nous n’avons pas voulu laisser cette place vide. Le LesboTruck sera donc un char d’assaut pour affirmer la visibilité lesbienne lors de la Marche des Fiertés, mais aussi un tremplin pour réclamer la PMA pour toutes les femmes et la réforme de la filiation, et pour lutter contre la lesbophobie.
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Porté par trois associations féministes (Cineffable, FièrEs et Fuk the Name) ainsi que des individuEs, le projet du LesboTruck est soutenu par des partenaires lesbiens et lesbian-friendly.

Fédérer les lesbiennes et les associations autour de ce projet commun et du slogan « Dykes are united » (« Gouines unies »), tel a été l’objectif du LesboTruck qui en deux mois a réussi à réunir l’argent et les forces nécessaires pour faire rouler, ce 27 juin 2015, un char lesbien derrière lequel toutes les lesbiennes seront invitées à se réunir !

Le collectif LesboTruck, c’est un char, mais pas seulement. C’est un message fort que les associations et les individuEs mobilisées ont voulu envoyer. Ce message, c’est que la visibilité est un enjeu politique en soi.

Tant que deux femmes n’oseront pas se tenir la main dans la rue, tant que 60% des lesbiennes déclareront avoir subi de la lesbophobie au cours des deux dernières années, tant que 74% d’entre elles n’oseront pas en parler à leur famille, et 82% n’oseront pas en parler à leurs collègues par peur du rejet*, nous aurons férocement besoin de sortir du placard, d’être visibles, nous militantes, nous devrons monter des chars, des collectifs, des soirées, promouvoir nos cultures lesbiennes, prendre l’espace, parler de nous et de nos vies, de nos enjeux. Nous devrons témoigner et dire à quel point le système hétéropatriarcal nous écrase, nous devrons marcher pour obtenir le droit à disposer librement de nos corps pour nous-mêmes. Car la Marche des Fiertés n’est pas seulement un défilé festif, c’est pour nombre d’entre nous, un événement de visibilité salvatrice : nous nous souvenons toutes de notre première Marche, celle où nous avons constaté que nous n’étions pas seules. Le LesboTruck roulera donc pour toutes les jeunes lesbiennes et les jeunes biEs, et aussi pour les lesbiennes demandeuses d’asile, qui ont besoin de voir qu’elles ne sont pas seules, que les lesbiennes et les biEs existent, qu’elles s’aiment, qu’elles aiment, qu’elles dansent et qu’elles revendiquent. Et surtout : qu’elles n’ont pas honte d’être qui elles sont.

LesboTruck c’est avant tout un projet pour lutter contre le silence dont on entoure les lesbiennes dans la sphère publique et médiatique. Ce silence fait croire aux adolescentes qu’elles ne sont pas « comme il faut », ce silence leur fait croire qu’elles doivent changer, et cela peut parfois avoir des conséquences funestes. Pour ces jeunes, les lesbiennes doivent prendre l’espace et se montrer fières de leurs identités.

Parler de visibilité, c’est aussi parler de visibilité de nos revendications politiques ; alors qu’en 2012 l’ouverture de la PMA à toutes les femmes faisait partie des promesses du candidat François Hollande, nous arrivons bientôt en 2017 et la PMA n’est toujours pas ouverte aux femmes célibataires et aux couples lesbiens en France. Le droit des femmes à disposer de leur corps n’a toujours pas avancé. Nous ne devons pas baisser les bras, au contraire nous devons maintenir la pression sur les politiques pour imposer la PMA dans leur calendrier et faire exister ces revendications, qui sont plus que jamais d’actualité.

Non, « lesbienne » n’est pas un gros mot. C’est ce que nous sommes. Certaines aussi sont biEs, certaines sont aussi trans’, intersexes, ou les deux, d’autres non binaires ou gender-fucker, butch ou fem, pansexuelles ou asexuelles, et qu’ielles se reconnaissent ou non dans une identité lesbienne ou gouine, touTEs celles et ceux qui nous soutiennent sont invitéEs à se joindre au LesboTruck pour faire de cette marche NOTRE marche.

Ensemble on fera bouger les choses, ensemble on va se rassembler, ensemble on sera visibles lors de la Marche des Fiertés de Paris. Le LesboTruck c’est le char créé par et pour TOUTES les lesbiennes.

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*Chiffres tirés du rapport « Enquête nationale sur la visibilité des lesbiennes et la lesbophobie » de SOS-Homophobie, 2015.

DYKES ARE UNITED !

Rejoignez-nous le 27 juin 2015!

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Sur Facebook : http://www.facebook.com/pages/Lesbotruck/

Twitter : @lesbotruck

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Le collectif LesboTruck est composé des associations Fuk The Name, FièrEs et Cineffable.

Cineffable est une association non-mixte, à but non lucratif, pour soutenir et promouvoir l’expression culturelle des femmes et des lesbiennes, lutter contre toute forme de sexisme, racisme et homophobie. Elle organise chaque année, depuis 26 ans, le Festival International de films lesbiens et féministes de Paris. cineffable.fr / contact@cineffable.fr

Fuk The Name est un groupe créé en 2012, par des femmes, pour des femmes, et tous ceux qui contribuent à les sublimer. Fuk The Name organise des soirées, des événements, en privilégiant la musique, la danse et toutes autres formes artistiques. Le but est d’essayer d’ouvrir une petite voie à une minorité, qui reste pour le moment trop souvent silencieuse. www.facebook.com/fukthenamecollectif / collectiffukthename@gmail.com

FièrEs est une association féministe, lesbienne, bi, trans, créée en 2013 et dont les objectifs principaux sont de visibiliser les lesbiennes et leurs luttes, combattre l’hétérosexisme et les LGBT-phobies, et mener toutes les autres luttes féministes. fieres.wordpress.com / contact.fieres@gmail.com

Pourquoi FièrEs quitte-t-elle l’Inter-LGBT ?

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Fait début mai 2015, à Paris,
suite à un vote en réunion plénière des militantes de l’association FièrEs

Pourquoi FièrEs quitte-t-elle l’Inter-LGBT ?

FièrEs, association féministe lesbienne, bi, trans, a pris la décision de quitter l’Inter-LGBT au terme d’un processus de réflexion collectif et démocratique, au cours duquel chacune de ses militantEs a pu s’exprimer. Nous le faisons pour des motifs politiques, exprimés ci-après. Nous déplorons d’avoir été amenéEs à prendre cette décision, qui nous a toutefois parue nécessaire.

Nécessaire, car FièrEs veut préserver une absolue cohérence avec ses principes, ainsi qu’avancer et concentrer son énergie sur son propre développement. Nous ne souhaitons pas critiquer gratuitement le fonctionnement de l’Inter-LGBT, avec qui nous espérons continuer à coopérer, et encore moins diviser davantage nos « milieux » militants déjà fragilisés.

FièrEs a rejoint l’Inter-LGBT pour plusieurs raisons. D’abord pour nouer des liens avec d’autres associations LGBT, former avec elles des réseaux solides dans la lutte contre les LGBT-phobies et pour l’égalité des droits, participer avec elles à l’organisation des grands événements que sont la Marche des Fiertés de Paris et le Printemps des assoces. Nous avons ainsi toujours tenu à être un maximum présentes et actives dans les processus de décision et d’organisation. Nous avons rejoint l’Inter-LGBT également dans le but de lutter contre le sexisme au sein de la communauté LGBT et d’apporter une approche féministe des problématiques qui touchent les LGBT.

L’une des raisons de notre départ est l’affiche choisie pour la Marche des Fiertés 2015. Elle n’est ni l’unique raison de ce départ, ni la principale. Le choix de cette affiche n’a été que la confirmation de problèmes déjà constatés, et constitue donc la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Comme nous l’avons exprimé par deux fois lors des derniers votes, il nous est impossible, par honnêteté intellectuelle, et pour rester fidèles à nos principes, de nous montrer solidaires de l’affiche choisie pour la Marche des Fiertés et du mot d’ordre « Multiples et indivisibles » associé à celle-ci.

Cette affiche, qui fait référence à une symbolique républicaine clivante, qui est intégrationniste, exotisante et dont le mot d’ordre ne comporte aucun appel aux actes et aucune revendication, reste contraire à nos valeurs et la démarche qui l’entoure nous pose problème à divers titres.

Nous pensons que l’Inter-LGBT, qui ne laisse aucune place à une véritable analyse intersectionnelle dans son fonctionnement et ses campagnes et dont les statuts ne mentionnent pas la lutte contre le racisme, ne peut légitimement s’approprier la représentation de personnes racisées pour évoquer la « diversité », la « multiplicité ». La représentation d’une personne noire, associée à ces symboles républicains, légitime selon nous l’assimilationnisme ou l’intégration forcée que subissent les racisé.e.s, appelé-e-s à rejeter leur culture quand elle n’est pas française et à se fondre dans la République, ses valeurs et sa culture, qui continuent de les discriminer.

Nous pensons que conserver cette affiche, et choisir ce mot d’ordre, constitue non seulement une faute politique mais également une provocation, un choix délibéré de ne pas prendre en compte les critiques qui avaient été faites par d’autres organisations et individu-e-s. Malgré ces analyses, les membres physiques comme moraux de l’Inter-LGBT se sont évertué-e-s de façon quasi-consensuelle, lors des débats, à dépeindre la République comme exempte de racisme et comme modèle indépassable de tolérance.

Qu’on le veuille ou non, cette affiche ne saurait être représentative de la communauté LGBT dans son ensemble. En effet, celle-ci comprend des personnes ne se reconnaissant pas dans la République ou qui en sont de fait exclues. Leur imposer cette affiche lors d’une Marche qui est censée rassembler est problématique.

A plusieurs reprises déjà, et cela concourt évidemment à notre départ, des décisions de l’Inter-LGBT nous avaient heurtéEs.

FièrEs ne peut être solidaire d’une campagne sortie sans déclinaisons bi et trans, alors que nous avions à plusieurs reprises exprimé notre désaccord et que nous avions même proposé des idées, restées sans réponse. Nous considérons que ce choix reflète le traitement inégal qui est fait en terme de visibilité entre toutes nos composantes : même si des déclinaisons bi et trans sont prévues, comment l’Inter-LGBT peut-elle décider que celles-ci attendent six mois de plus que les autres et que nous devons nous en contenter ?

Par ailleurs, et comme nous l’avons formulé récemment dans une longue lettre adressée à l’ensemble de ses membres, les échanges par mail autour des slogans féministes du 8 mars et de leur « violence » nous ont profondément choquéEs et les accepter aurait été incompatible avec nos principes. Les listes de l’Inter-LGBT devraient être un espace de respect mutuel, un espace safe, où les expériences potentielles et les identités de chacun-e sont prises en compte. Ce n’est pour l’instant pas le cas et aucun processus de remise en question sur le sexisme interne, sur l’anti-féminisme, sur les pratiques sexistes ou sur les privilèges dont peuvent jouir les membres hommes cis blancs de l’Inter-LGBT n’est en route.

A titre d’exemple, nous rappelons le rejet de la question de l’auto-défense féministe et les discussions récurrentes sur les fonctionnements ou manifestations en non-mixité. Selon certains, cette non-mixité serait « sexiste envers les hommes »… cette expression prouve leur absence de réflexion concernant le privilège dont ils bénéficient en tant qu’hommes dans une société patriarcale.

Nous le répétons : se dire féministe, ce n’est pas seulement soutenir l’égalité de droits entre hommes et femmes. Le féminisme est un champ bien plus vaste et complexe. Le féminisme pense les rapports de domination, il déconstruit les rôles genrés, il est un terrain d’émancipation pour les femmes mais aussi l’occasion pour les hommes cis de questionner leurs propres pratiques et attitudes.

Il est dommage, pour l’Inter-LGBT elle-même, qu’aucun processus pédagogique ne soit sérieusement enclenché sur cette question. Nous pensons sincèrement que l’inter-associative aurait à y gagner.

En outre, la quasi-absence de réponse (nous n’en avons reçu que deux : l’une par mail, l’autre oralement) faite à FièrEs suite à notre lettre sur le sexisme de l’Inter-LGBT, constitue un manque flagrant de respect et un grand mépris vis-à-vis de notre structure, mais démontre surtout l’entre-soi sexiste que nous dénoncions, et dont FièrEs est par définition exclue.

Nous pourrions supporter tout cela et travailler encore à faire changer les mentalités et les pratiques de l’intérieur. Nous pourrions sans doute continuer à essayer d’influer sur les décisions, les campagnes, les communications de l’Inter-LGBT. Continuer à essayer d’imposer la féminisation des termes des textes produits par l’Inter-LGBT, de militer en interne pour plus d’inclusivité, pour  une meilleure prise en compte des problématiques féministes et des analyses intersectionnelles. Mais nous ne voulons pas, alors que nous ne sommes pas écoutées, et régulièrement mises à l’écart, continuer à servir de caution féministe à l’Inter-LGBT en en restant membre. Nous préférons nous concentrer sur nos combats, nos actions, et ne pas rester à l’Inter-LGBT pour de mauvaises raisons et dans de mauvaises conditions.

Toutefois, nous tenons à remercier les diverses associations avec lesquelles nous avons pu mener à bien des projets associatifs et avec lesquelles nous continuerons ce combat, comme le Centre LGBT Paris-Ile de France, Bi’cause, Acceptess-T, Aides, Les Enfants d’arc-en-ciel, Cineffable, Barbieturix, ou encore Le Mag-Jeunes LGBT ou Contact, pour ne citer qu’elles.

Nous remercions également l’Inter-LGBT de nous avoir permis de nouer ces liens. Nous continuerons évidemment à travailler de l’extérieur avec l’inter-associative, dans notre lutte contre les LGBT-phobies et pour l’égalité des droits, ainsi que pour l’organisation de la Marche des Fiertés, notamment cette année à travers le projet du LesboTruck.

Cette lettre a été lue devant les associations membres lors du « Pôle Politique » de l’Inter-LGBT le 5 mai 2015.