29 mai 2017 : action contre les persécutions des LGBT en Tchétchénie

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Le lundi 29 mai 2017, FièrEs a déroulé une banderole « STOP LGBT PERSECUTIONS IN CHECHNYA & RUSSIA » face au Château de Versailles, lors de la rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine.

Nos militantEs ont été, à cette occasion, arrêtéEs et retenuEs à l’Hôtel de Police pendant plus de 4 heures, sans motif légal.

Nous continuons la lutte pour que cessent les persécutions contre les LGBT en Tchétchénie et dans tous les territoires qui sous l’autorité de Poutine.

8 mars 2017 : Palmarès du féminisme en carton pour les candidat.e.s à la Présidentielle

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Depuis quelques mois, nous assistons à un étrange phénomène. Les vocations féministes fleurissent chez les politiques, à droite comme à gauche. Les personnalités politiques auraient-elles enfin décidé de participer à la destruction du système hétéropatriarcal ? Viennent-elles d’apprendre que les femmes ont le droit de vote ?

Cela nous ferait sûrement rire si ces propos ne trouvaient pas d’écho parmi les électeurs, si cette rhétorique démagogique n’était pas dangereuse : elle dévoie les combats pour les droits des femmes, devenus un gadget, sans s’attaquer aux racines du système hétéropatriarcal. Aujourd’hui Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes, nous, féministes, avons le devoir de dénoncer cette grossière manipulation.

C’est pourquoi à l’approche des Présidentielles, FièrEs lance son « Palmarès du Féminisme en Carton ».

Marine Le Pen a été la première à recevoir son prix, celui de l’Imposture. Imposture d’une candidate qui instrumentalise les femmes à des fins racistes et purement électorales. Se dire « la candidate des droits des femmes » alors qu’elle et son parti n’ont eu de cesse de lutter contre toutes les avancées pour les femmes [1], il fallait oser !

Mais Marine Le Pen est loin d’être la seule à pratiquer ce type de manipulation et nous n’oublierons personne… Nous ne sommes pas dupes des tentatives d’instrumentalisation des femmes et de récupération des discours féministes entrepris par de nombreux politiques à des fins électorales.

Ce 8 mars 2017, rappelons que les combats féministes sont toujours cruellement d’actualité. L’oppression des femmes en France et dans le monde est loin d’être un sujet marketing et cosmétique:

Dans le monde : plus de 700 millions de femmes actuellement en vie se sont mariées alors qu’elles étaient encore enfants [2], plus de 130 millions de filles dans le monde ont subi une mutilation ou une ablation génitale [3], jusqu’à 5 000 femmes sont victimes de « crimes d’honneur » chaque année [4]603 millions de femmes vivent dans des pays où la violence domestique n’est pas un crime [5], les relations entre femmes sont illégales dans 50 pays , le droit à l’avortement est limité dans plus de 2/3 des pays [6]. Entre 40 % et 70 % des femmes assassinées sont tuées par leur conjoint en Australie, au Canada, en Israël, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis [10].

En France : chaque année 201 000 femmes se déclarent victimes de violences conjugales [7]70 % des femmes en situation de handicap seraient victimes de violences [8]1 femme sur a été victime de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle [9].

Ce 8 mars, marchons pour dénoncer l’oppression systémique des femmes. À l’aube des élections présidentielles, marchons pour dénoncer l’instrumentalisation des femmes à des fins qui n’ont aucun rapport avec la destruction de cette oppression ! 

[1] Les députés FN ont voté contre l’amendement portant à vingt semaines le congé maternité (20/10/2010), contre le rapport sur la santé et les droits sexuels et génésiques (10/12/2013), contre le rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’UE (11/3/2014)…
[2]  « Ending Child Marriage: Progress and Prospects », Unicef, 2013
[3] ONU, « Mettre fin à la violence à l’égard des femmes : des paroles aux actes », Etude du Secrétaire général – 2006.
[4] Etude du Fonds des Nations Unies pour la population. 
[5] ONU, « Mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles : quelques faits et chiffres ».
[6] « World Abortion Policies », Division de la population, Nations Unies.
[7] Insee-ONDRP, enquêtes « Cadre de vie et sécurité », 2010-2012 in La lettre de l’Observatoire des violences faites aux femmes.
[8] Estimation de l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir.
[9] Enquête IFOP pour le Défenseur des droits, mars 2014.
[10] ONU, « Mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles : quelques faits et chiffres ».

Palmarès « Féminisme en Carton » : Grand Prix de l’Imposture pour Marine Le Pen

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À quelques jours du 8 mars, nous ouvrons notre palmarès du Féminisme en Carton en attribuant le Grand Prix de l’Imposture à Marine Le Pen, en reconnaissance officielle de sa lutte incessante contre les droits des femmes.

Marine Le Pen, nous vous félicitons pour vos performances d’illusionniste. Qui d’autre que vous pourrait mieux faire passer des vessies pour des lanternes ?

« Heureusement qu’il y a des candidates comme moi pour défendre le droit des femmes » [1] déclariez-vous il y a quelques semaines. Affirmer cela quand on est à la tête du parti qui depuis sa création s’érige contre toutes les revendications féministes, il fallait oser ! Brava!

Affirmer dans votre programme vouloir « mettre en place un plan national pour l’égalité salariale femme/homme » alors que votre parti a refusé de voter une proposition de loi en faveur de l’égalité professionnelle femmes/hommes [2], mais quelle audace !

Se targuer d’être la candidate des droits des femmes après que votre parti a refusé de voter la loi allongeant le délai de prescription des agressions sexuelles ainsi que la résolution réaffirmant l’IVG comme un droit fondamental [3], mais quelle hardiesse !

Se targuer d’être la candidate des droits des femmes après avoir vous-même dénoncé les « IVG de confort » [4], après avoir, au Parlement Européen, voté contre l’amendement allongeant le congé maternité et vous être prononcée contre le rapport sur la santé, les droits sexuels et génésiques et le rapport sur l’égalité femmes/hommes [5], mais quel culot !

Malgré vos tentatives audacieuses d’instrumentalisation des femmes et des discours féministes, nous sommes navrées de vous apprendre que vous et votre parti restez l’un de nos principaux ennemis politiques. Nous savons bien que sous couvert de défendre les femmes, un de vos objectifs est de dresser les groupes minorisés les uns contre les autres. Pour votre information, Madame Le Pen, le féminisme est indissociable de la destruction des autres oppressions. Nous ne resterons pas muettes devant vos tentatives grossières de récupérer l’électorat des femmes. Nous ne sommes pas vos pions, et jamais nous ne serons la caution de vos propos démagogiques, racistes et xénophobes. Vous n’êtes pas la solution du problème, vous êtes une part du problème.

Bien sûr, nous ne sommes pas dupes mais nous devons vous reconnaître un talent certain dans l’art de la rhétorique et de la manipulation. C’est pour cela que nous, féministes, avons l’insigne honneur de vous décerner le Grand Prix de l’Imposture pour tous les coups que vous avez assénés aux droits des femmes tout en vous réappropriant nos luttes et nos combats.

[1]http://www.europe1.fr/politique/marine-le-pen-rend-des-maires-laches-responsables-du-communautarisme-2974064

[2] http://www.ouest-france.fr/elections/regionales/pourquoi-les-femmes-votent-elles-davantage-pour-le-fn-3902605

[3] http://www.rtl.fr/girls/identites/marine-le-pen-le-fn-applique-t-il-ses-discours-sur-l-egalite-hommes-femmes-7787275502

[4] http://www.rtl.fr/actu/politique/ivg-marine-le-pen-n-a-pas-change-de-position-selon-marion-marechal-7786292123

[5] http://www.humanite.fr/qui-vote-quoi-au-parlement-europeen-527770

25 novembre : le bal des faux-culs

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25 novembre : le bal des faux-culs
ou quand les réactionnaires de toujours
se découvrent féministes d’un jour 

25 novembre 2016, Journée Internationale contre les violences faites aux femmes, Marine Le Pen tweete :

“les violences faites aux femmes sont une insulte à notre civilisation, un fléau contre lequel je mènerai une action lucide et énergique”.

Ce même jour, la Manif pour tous tweete :

“la marchandisation de leur corps par des couples commanditaires est une violence faite aux femmes” et “NON à toutes ces violences faites aux femmes et NON à la GPA = exploitation des femmes”.

Mais de qui se moque-t-on ?? Plus que jamais, dénonçons l’instrumentalisation des femmes et des discours féministes par leurs ennemi-e-s politiques. NON bien sûr, ielles ne sont pas nos allié.e.s. Nous devons réaffirmer avec toujours plus de force qu’iels font le lit des violences subies par les femmes, qu’iels les dénoncent quand ça les arrange pour mieux les instrumentaliser contre une partie de la population. Iels participent au maintien du système patriarcal. Iels en sont même l’un des bras armés.

Sous couvert de défendre les femmes, iels tentent de dresser les groupes minorisés les uns contre les autres. Réaffirmons que notre féminisme est indissociable de la destruction des autres oppressions. Ce que nous voulons c’est la destruction du système cishétéropatriarcal, ce que nous voulons, c’est la destruction de toutes les oppressions.

Dans le même temps, partout dans le monde, les droits des femmes sont menacés et on assiste à une libération et une légitimation toujours plus médiatisées de la parole sexiste. Du tristement célèbre “grab them by the pussy” de Donald Trump, au projet de loi proposé par le parti du président turc Erdogan (prévoyant l’annulation des condamnations pour viols sur mineures si le violeur épouse sa victime), en passant par le coup d’Etat machiste au Brésil ou la remise en cause du droit à l’IVG en cas de viol en Pologne et au Brésil, la violence contre les femmes est un propos audible et un sujet de débat comme un autre. Les porte-paroles du cishétéropatriarcat se portent bien.

La France ne fait pas exception à ce phénomène : de l’analogie faite par François Fillon, expliquant que “la France n’est pas un pays à prendre comme une femme”, aux multiples propos sexistes et nauséabonds autour de “l’affaire Baupin”, en passant par la polémique autour du port du burkini à la plage… Aspirant à la fonction présidentielle, parlementaire ou briguant un ministère, les personnalités politiques s’en donnent à cœur joie, martelant que le corps des femmes ne leur appartient pas, que la parole de n’importe quel homme a plus de poids que leurs choix.

Double discours, même objectif : instrumentaliser les femmes à des fins qui n’ont aucun rapport avec la fin de leur oppression ! A l’aune des élections présidentielles, il nous faut refuser la récupération de la classe des femmes par ces discours politiques.

Affirmons à ceux qui veulent nous instrumentaliser que nous ne sommes pas leurs pions, et que jamais nous ne serons la caution de leurs propos démagogiques, racistes et xénophobes.

Affirmons à ceux qui veulent nous instrumentaliser que nous ne sommes pas leurs faire-valoirs, et qu’il ne suffit pas de nous tendre une carotte pour que l’on marche sagement derrière sans remettre en question leurs politiques.

Affirmons à ceux qui veulent nous maintenir sous leur domination et nous retirer les quelques droits durement obtenus que nous nous battrons pour mettre fin à leur système.

Partout dans le monde, des femmes se lèvent pour lutter contre toutes les formes de violences dont elles sont victimes. La fin de ces violences ne passera pas par le bal des faux-culs mais par les féministes. Ne les laissons pas faire croire le contraire.

Lettre ouverte à Stéphanie di Giusto, réalisatrice de « La Danseuse », de la part de FièrEs

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« Tout ce qui est non-nommé, non-représenté, tout ce qui est omis dans les biographies, censuré dans les recueils épistolaires, tout ce qui est inadéquatement renommé et dont l’accès est complexifié, tout ce qui est enseveli dans la mémoire par l’effondrement du sens sous le poids d’un langage inapproprié ou mensonger – tout cela rejoindra non seulement l’innommé mais aussi l’innommable. »

Adrienne Rich

Madame,

Résumons. La Danseuse, votre premier film, dépeint la vie de Loïe Fuller, danseuse et chorégraphe états-unienne d’avant-garde. Icône de la Belle Époque, admirée pour ses audaces esthétiques et l’inventivité de ses créations, cette pionnière de la danse moderne est restée célèbre pour sa fameuse “Danse Serpentine”. Pionnière, elle le fut aussi dans sa vie personnelle : ayant rompu un mariage dont rien ne nous permet de savoir s’il fut réellement désiré, elle vécut ouvertement son amour avec Gabrielle Bloch, sa compagne, son associée et sa collaboratrice, trente années durant.

Vous avez réalisé un film sur la vie de cette artiste et avez dû faire des choix “artistiques”… Soit. Mais ce que vous avez choisi de gommer, ce que vous vous êtes permis de considérer comme anecdotique ou insignifiant, altère profondément le sens que Loïe Fuller avait choisi de donner à son existence. En censurant le lesbianisme de Loïe Fuller, pour lui imposer une relation hétérosexuelle, avec un personnage masculin inventé de toutes pièces, vous ne faites pas un choix artistique, mais un choix politique : vous niez à votre sujet le droit et la capacité à s’être constitué une existence libre et indépendante de toute présence masculine, à contre-courant des moeurs de son temps.

Ce que vous refusez de comprendre c’est que, loin d’être anecdotiques, ses choix sont profondément liés à ses positions esthétiques d’avant-garde. En faisant de Gabrielle Bloch une simple collaboratrice, vous avez réduit trente années de relation et de complicité artistique à quelques regards et soupirs sibyllins. Mais vous qui êtes une artiste, ne pouvez-vous donc pas comprendre l’importance de la vie personnelle d’une créatrice dans ses choix artistiques ? Comme le souligne Catherine Gonnard, le fait que Loïe Fuller ait choisi de créer une compagnie avec des femmes est loin d’être anodin : “elle ne travaille qu’avec des femmes… Ce sont des choix, c’est tout un engagement à l’époque. Un mode de vie lesbien, ce n’est pas juste coucher avec une femme. À une époque où les hommes sont partout, elle décentre les regards. Alors que les hommes jusque-là se sont tous autoproclamés, une femme peut d’un coup décider qui est important. » Dans ces conditions, vous comprendrez que ce que vous appelez “votre liberté artistique” constitue une mécompréhension complète de celle de Loïe Fuller, qu’elle a défendu toute sa vie.

Sans compter qu’en plus d’être lesbophobe, votre perspective est sexiste : une figure de femme « toute seule », c’est-à-dire sans homme vous dérange à ce point ? Vous faut-il donc un personnage masculin pour rétablir “l’équilibre” ? Fallait-il réellement à Loïe Fuller un protecteur pour être “complète” ? Au passage, vous avez une drôle de conception de la “séduction” entre un homme et une femme : outrepasser le consentement d’une personne, insister et s’imposer, jusqu’à faire céder, n’a rien de romantique ni d’érotique. Ce sont des rapports de domination sexistes, qui portent un nom : la culture du viol.

Mais ce n’est cependant pas la seule liberté sexiste que vous prenez avec la vie de votre sujet ; votre film en est saturé jusqu’à l’écoeurement. Lorsque vous choisissez de représenter la mère de Loïe Fuller vous en faites l’archétype de la marâtre, alors qu’elle a pris soin de préciser dans son autobiographie que sa mère l’a soutenue toute sa vie, qu’elle lui a permis de faire ses débuts sur scène très jeune sans l’y forcer ni l’en empêcher… Vous dénaturez toutes les relations féminines que Loïe a entretenues avec une constance rare : quel “hommage” en effet ! Et quand vous nous gratifiez d’un moment « lesbien », entre Loïe et Isadora Duncan, c’est pour tomber dans le cliché éculé de la séduction manipulatrice : car quelle motivation autre que le désir d’humilier pourrait présider à un baiser entre deux femmes ?

Voici donc la réalité des “libertés artistiques” que vous vous permettez de porter à l’écran : plutôt qu’un amour lesbien, que vous estimez vu et revu, vous préférez représenter un viol hétérosexuel, ou un baiser torride entre deux filles, digne d’une introduction de film X mainstream. Quelle originalité…

Ne mâchons pas nos mots : vous n’avez pas fait un film sur Loïe Fuller. Vous avez réalisé une “énième” vie d’artiste torturée, en vous servant du nom de Loïe Fuller pour la vendre à vos producteurs. Par paresse, ou conformisme, vous avez commis un “énième film” hétérosexuel, sans chercher à comprendre (ou peut-être sans pouvoir comprendre) le lien entre la vie et l’oeuvre d’une artiste. Dommage pour un biopic.

FièrEs

« Elle » fait bander les critiques ; il est à gerber

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« Elle » de Paul Verhoeven, sorti à Cannes et sur nos écrans cette semaine, explose les scores du box-office, bénéficie d’un plan com’ bien rôdé et d’une déferlante de critiques dithyrambiques. Le secret du succès ? Surfer sur la vague malheureusement bien connue de la culture du viol.

Il est génial ce film, il permet aux journalistes pourfendeurs de la bien-pensance de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : les femmes, au fond, elles aiment quand on les force. Ça les fait mouiller, ça les fait jouir, voire même, il n’y a que ça qui les excite : quand les hommes les frappent, les mettent à terre, les empêchent de se débattre, les insultent et jouissent en 3 secondes avant de repartir vaquer à leurs occupations. Ça, c’est le fantasme des femmes. Et heureusement que quelques cinéastes courageux et révolutionnaires osent le montrer. Y’en a marre de cette dictature du consentement et du plaisir féminin, franchement !

Breaking news : dans une société patriarcale où la plupart des discours sont produits et relayés par les hommes, même les femmes ont fini par croire qu’elles fantasmaient sur les violences dont elles sont victimes. Le patriarcat reste un système malin, sournois, et encore très performant en 2016, qui permet à la misogynie la plus crasse d’être intériorisée par les femmes. Mais malgré ce qu’ils essaient de nous faire croire, le viol est d’abord le fantasme de ces hommes qui écrivent et qui filment.

Alors « Elle », film « jouissif », « subversif », « jubilatoire » ? « Thriller érotique » (20minutes.fr) à propos d’une « violente agression » (joli euphémisme de L’Express) ? Plutôt une apologie du viol comme on en a rarement vue, en mode « voilà ce qu’attendent toutes les quinquas sexy dans leurs maisons bourgeoises ». Non seulement elle aime ça, mais elle en redemande, elle entre dans une relation presque affective (carrément !) avec son violeur qui est un chic type « à l’âme torturée » et dont l’épouse remerciera l’héroïne de lui avoir donné ce dont il avait besoin ! [Attention, on vous spoile et on s’en cogne]

La suite à lire ici !

17 mai 2016 : IDABLHOT

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idablhot vitrail

FièrEs se mobilise pour l’IDABLHOT

A l’occasion de la Journée Internationale contre la Biphobie, la Lesbophobie, l’Homophobie et la Transphobie (IDABLHOT) le 17 Mai, FièrEs, en partenariat avec Aides Paris 12, organise 2 événements :
– un rassemblement contre les LGBT-phobies d’Etat le 17 Mai : événement Facebook et texte d’appel ici
– un village associatif le 21 mai : événement Facebook ici

Rassemblement
contre les LGBT-phobies d’Etat

Vous en avez marre de toutes les salades qu’on nous a racontées ? Nous aussi ! Rendez-vous le 17 mai à 19h devant le siège du Parti Socialiste pour manifester contre les LGBT-phobies d’État !

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Le 17 mai, lors de la « Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie, la lesbophobie et la transphobie » (IDABLHOT), les associations LGBT se mobilisent contre toutes les LGBT-phobies. Cette année, à un an de la prochaine élection présidentielle, mettons l’accent sur les LGBT-phobies d’Etat qui perdurent et rassemblons-nous près du siège du Parti Socialiste (PS) !

Les LGBT-phobies ne se résument pas à des faits isolés, des insultes et des agressions physiques. Elles ne se cantonnent pas aux familles, au travail et aux espaces publics. L’État nous refuse toujours des droits élémentaires, encourageant et légitimant les LGBT-phobies dans toutes les sphères de la société. Les LGBT-phobies d’Etat sont des obstacles majeurs dans nos parcours.

Trois ans après les premiers mariages, le temps n’est plus à la fête. Le gouvernement s’est donné bonne conscience : nous concédant « le mariage », et nous enjoignant de nous en contenter. Mais nous n’oublions pas les droits sacrifiés sur l’autel de mouvements LGBT-phobes : accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes qui ne sont pas en couple avec un homme, droits des personnes trans, réforme de la filiation et reconnaissance des parents « sociaux » y compris hors mariage.

Par manque de courage politique, terrorisé par les initiatives homophobes, sexistes et transphobes qu’il a contribué à nourrir et faire grandir, le gouvernement a laissé tomber ses promesses, tout comme celles du candidat Hollande. Il a fait des discriminations que nous subissons au quotidien, des discriminations d’État. Le changement fait peur à un système d’oppression cis-hétéropatriarcal qui ne parvient à maintenir ses privilèges qu’en alimentant les inégalités, en cloisonnant lesgenres, les sexualités.

Les personnes trans sont pour l’instant victimes d’un vide juridique qui les fragilisent, les précarisent, dans la plus grande indifférence. La transphobie d’État doit être combattue par l’application des résolutions 1728 (2010) et 2045 (2015) votées par la France au Conseil de l’Europe. Elles faciliteraient le parcours chaotique de changement d’État Civil : celui-ci ne devrait relever d’aucune condition médicale, mais de la seule autodétermination de la personne.

La PMA doit être un droit pour tout.e.s, là où de nombreuses femmes mettent encore leur santé en danger, bravant l’hypocrisie juridique actuelle. L’attente, sans fin, de l’avis du comité consultatif national d’éthique est inacceptable. Elle est injustifiable politiquement. Le manifeste de 130 médecins spécialistes de la PMA* est un signal d’alerte. Il est urgent de légiférer pour mettre fin au sexisme et à la lesbophobie institutionnalisés. Madame Rossignol, nous refusons que l’ouverture de ce droit soit agité comme une carotte devant nous pour acheter nos votes en vue de 2017 !

En 2016, nos communautés sont toujours très touchées par le VIH. Le climat LGBT-phobe influe sur l’estime que nous avons de nous-mêmes, notre rapport à la santé et nous éloigne des systèmes de soin et de prévention. On le sait, les pays qui durcissent les lois envers nos communautés voient l’épidémie de VIH augmenter. Il est temps de dire STOP, de prendre soin des nôtres et de réclamer nos droits.

A l’aube de 2017, il est encore temps de tenir ces promesses et de faire une politique de gauche dans tous les domaines.

Le 17 mai 2016, journée internationale de lutte contre la lesbophobie, l’homophobie, la biphobie et la transphobie, nous souhaitons dénoncer et combattre touTEs ensemble ce système cis-hétéropatriarcal, LGBT-phobe, refusant aux personnes LGBTQI toute considération en tant que citoyenNEs. Nous réclamons une juste et totale égalité des droits pour touTEs : PMA, filiation, droits des personnes trans !

L’égalité, ça ne se discute pas, ça s’impose !

* Publié dans « Le Monde » en mars 2016

Appel à l’initiative de AIDES Paris 12 et Fières, ouvert à signatures. Si votre organisation souhaite signer, envoyez un message à Fières et/ou AIDES Paris 12.

Signataires de l’appel : Act Up-ParisAIDESAsso ActheArc En Ciel ToulouseCentre LGBT de NantesEac L’assoEquinoxe Centre LGBT Lorraine-SudFéminiCitésFièresHomoSFèReAssociation Le Refuge