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Action participative Culotte Gate : « N’entachez pas nos culottes ! »

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Le lundi 2 novembre 2015, à l’initiative du collectif « Culotte Gate » soutenu par FièrEs, plus d’une centaine de culottes tachées de rouge ont été envoyées au Président de la République François Hollande, au Premier Ministre Manuel Valls, à la Ministre de la Santé Marisol Touraine, à la Secrétaire d’État chargée des droits des femmes Pascale Boistard, au Secrétaire d’État au Budget Christian Eckert, ainsi qu’à de très nombreu.x.ses député.e.s.

Ces culottes étaient accompagnées de la lettre ci-dessous. Nous invitons tou-te-s celles et ceux qui souhaitent protester contre la décision de l’Assemblée Nationale de maintenir la TVA à 20% sur les protections hygiéniques à envoyer à leur tour des culottes usagées tachées de peinture rouge à leur député.e.

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N’entachez pas nos culottes !

Pour que les protections hygiéniques soient reconnues comme produits de première nécessité, 

Faudrait-il que la moitié des travailleur.e.s ne viennent plus exercer leur activité professionnelle plusieurs jours par mois ?

Parce que dans une vie, les protections hygiéniques représentent un budget de 1500 euros,

Parce qu’aujourd’hui en France, une canette de soda est considérée comme un produit de première nécessité et un tampon comme un produit de luxe,

Parce que c’est un produit de première nécessité pour tout.e.s et encore plus pour les personnes vivant dans la rue, pour le maintien de la dignité la plus élémentaire, 

Parce que ce n’est à personne, et certainement pas à des hommes cis de nous expliquer comment vivre nos règles et fixer leur coût, 

Nous vous demandons de baisser la TVA sur les protections hygiéniques afin de permettre à toutes les personnes en France dotées d’un utérus de pouvoir vivre leurs menstruations sereinement et sans tabou.

Alors n’entachez pas nos culottes par une décision sexiste et insensée.

Les protections hygiéniques sont un besoin pour toutes les personnes ayant leurs règles.

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Partage des responsabilités parentales : oui. Mise en danger des femmes et des enfants : non !

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FièrEs appelle à la mobilisation, ce lundi 19 mai à 18h30, devant l’Assemblée nationale, pour réclamer le retrait de la proposition de loi « relative à l’autorité parentale et à l’intérêt de l’enfant », discutée en première lecture le jour-même à l’Assemblée nationale.

10346001_588554364575362_7007572915713979446_nPrésentée comme le premier volet de ce qui devait être initialement la loi « Famille » portée par le gouvernement, non seulement ce texte ne répond pas à l’urgence d’une réforme de notre système de filiation, mais les mesures présentées sont directement issues de revendications masculinistes, pourtant dénoncées par l’ensemble des associations de défense des droits des femmes. En effet, les dispositions relatives à l’extension de l’autorité parentale ou encore la double domiciliation systématique suite à une séparation des parents sont susceptibles de mettre en danger les enfants et les femmes victimes de violences, en donnant à leur agresseur et ex-compagnon, de nouveaux moyens pour renforcer leur emprise et maintenir les femmes dans des situations d’insécurité.

Faut-il rappeler que, chaque année, 200 000 femmes en moyenne se déclarent victimes de violences conjugales, et que plus de 85% de cas de violence ne font pas l’objet d’une plainte ? Si FièrEs se bat évidemment pour un plus grand partage des responsabilités parentales, celui-ci ne doit pas se faire au détriment de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Ce texte, s’il était voté la semaine prochaine, serait par ailleurs, en contradiction totale avec les dernières avancées  pour la protection des femmes victimes de violence, à l’heure où la France vient de ratifier la convention d’Istanbul « sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ».

Par ailleurs, comment présenter un texte sur « l’intérêt de l’enfant » sans proposer les mesures que nous attendons pour protéger tous les enfants, toutes les familles ? Les récents jugements du TGI de Versailles qui ont refusé des adoptions intra-familiales à la suite d’une PMA effectuée en Belgique – montrant ainsi toutes les limites de la loi dite « Mariage pour tous » – auraient pourtant dû faire réagir les parlementaires.

Nous appelons le gouvernement, et en particulier la Ministre des droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Najat Vallaud-Belkacem, à réagir, dans les plus brefs délais, et demandons le retrait immédiat de cette proposition de loi.

Événement facebook : https://www.facebook.com/events/591597724272174/