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Samedi 18 octobre, mobilisons-nous pour l’Existrans !

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FièrEs appelle à la mobilisation le 18 octobre à 14h au départ de la Place Stalingrad (Paris) pour défendre les droits des trans’ et intersexué.e.s lors de la 18e Marche de l’Existrans.

A l’exception de quelques parlementaires qui s’engagent ponctuellement mais avec une constante maladresse (par exemple, le très critiquable projet de loi d’Esther Benbassa), nos dirigeant.e.s semblent avoir bel et bien oublié l’urgence de légiférer sur la question des droits des trans’ et des intersexué.e.s. Se mobiliser collectivement sur ce sujet pour le remettre à l’ordre du jour est donc prioritaire.

Le gouvernement et les élu.e.s de gauche ont dans leur grande majorité abandonné leurs engagements allant dans le sens de plus d’égalité (PMA pour toutes les femmes, ABCD de l’égalité…). Leurs multiples reculs n’ont fait que témoigner du poids des opinions conservatrices et réactionnaires et de la peur que leur inspirent la « Manif pour tous » et ses alliés. Ainsi, en quelques mois, le mot « genre » est devenu tabou, ou est au mieux utilisé à mauvais escient par des médias et politiques complaisants. Remettre en cause la «binarité» et la « complémentarité femme/homme » suscite les plus violentes levées de bouclier. Dans la même veine, la moindre évocation du mot « trans » semble provoquer fureur et panique dans les rangs des conservateurs/trices.

Nous devons faire de cette journée un événement d’ampleur afin de rappeler au gouvernement et aux parlementaires l’urgence de se saisir de la question. Au-delà des associations LGBT, les féministes ont également un rôle à jouer dans les avancées et combats à venir en la matière. Lutter contre la binarité sexuelle, pour la libre disposition de son corps, pour la défense des études de genre, etc. sont autant d’engagements féministes qui trouvent plein écho dans la défense des droits des trans’ et des personnes intersexes.

FièrEs marchera samedi pour exiger que cessent toutes les discriminations que subissent les trans’ et intersexué.e.s au quotidien. FièrEs marchera samedi contre le réassignement à la naissance des personnes intersexes. FièrEs marchera samedi pour exiger une loi permettant un changement d’état civil libre, sansconditions médicales, déjudiciarisé et sans obligation de conformité aux stéréotypesde genre.Badges Trans FièrEs

Partage des responsabilités parentales : oui. Mise en danger des femmes et des enfants : non !

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FièrEs appelle à la mobilisation, ce lundi 19 mai à 18h30, devant l’Assemblée nationale, pour réclamer le retrait de la proposition de loi « relative à l’autorité parentale et à l’intérêt de l’enfant », discutée en première lecture le jour-même à l’Assemblée nationale.

10346001_588554364575362_7007572915713979446_nPrésentée comme le premier volet de ce qui devait être initialement la loi « Famille » portée par le gouvernement, non seulement ce texte ne répond pas à l’urgence d’une réforme de notre système de filiation, mais les mesures présentées sont directement issues de revendications masculinistes, pourtant dénoncées par l’ensemble des associations de défense des droits des femmes. En effet, les dispositions relatives à l’extension de l’autorité parentale ou encore la double domiciliation systématique suite à une séparation des parents sont susceptibles de mettre en danger les enfants et les femmes victimes de violences, en donnant à leur agresseur et ex-compagnon, de nouveaux moyens pour renforcer leur emprise et maintenir les femmes dans des situations d’insécurité.

Faut-il rappeler que, chaque année, 200 000 femmes en moyenne se déclarent victimes de violences conjugales, et que plus de 85% de cas de violence ne font pas l’objet d’une plainte ? Si FièrEs se bat évidemment pour un plus grand partage des responsabilités parentales, celui-ci ne doit pas se faire au détriment de la lutte contre les violences faites aux femmes.

Ce texte, s’il était voté la semaine prochaine, serait par ailleurs, en contradiction totale avec les dernières avancées  pour la protection des femmes victimes de violence, à l’heure où la France vient de ratifier la convention d’Istanbul « sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ».

Par ailleurs, comment présenter un texte sur « l’intérêt de l’enfant » sans proposer les mesures que nous attendons pour protéger tous les enfants, toutes les familles ? Les récents jugements du TGI de Versailles qui ont refusé des adoptions intra-familiales à la suite d’une PMA effectuée en Belgique – montrant ainsi toutes les limites de la loi dite « Mariage pour tous » – auraient pourtant dû faire réagir les parlementaires.

Nous appelons le gouvernement, et en particulier la Ministre des droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Najat Vallaud-Belkacem, à réagir, dans les plus brefs délais, et demandons le retrait immédiat de cette proposition de loi.

Événement facebook : https://www.facebook.com/events/591597724272174/