lesbienne

LesboTruck : DYKES are COMING !

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Le LesboTruck a besoin de toi ! 

Suite à l’annonce de la pause bien méritée de « Gouine comme un camion » cette année, plusieurs associations se sont réunies et ont abouti à cette conclusion : nous ne pouvons pas faire une Marche des Fiertés sans char lesbien ! Cela serait un grave recul pour la visibilité lesbienne qui est en route depuis quelques années.

Ainsi, en attendant le grand retour des GCC pour 2016, nous proposons de nous mobiliser pour LE SEUL CHAR LESBIEN de la Marche des fiertés de Paris, le 27 juin 2015 !

Pour nous aider financièrement, c’est ici, chaque euro compte : http://www.lepotcommun.fr/pot/4pa770wy

Pour que ce projet se réalise, nous avons besoin de l’aide de touTEs, retrousse tes manches avec nous !

Sans bénévoles, pas de char…

Nous avons besoin de gentEs qui encadreront le camion. Cette équipe sera chargée d’assurer le bon avancement du char, d’éviter que la foule ne s’approche trop près des roues et de signaler tout problème à la responsable sécurité. Nous essayons de constituer plusieurs équipes afin de pouvoir faire des roulement et de ne vous solliciter qu’une heure et demi.

Après l’effort, le réconfort 

ToutEs les bénévoles auront le droit de monter danser sur le char et de repartir avec un tshirt lesbotruck !

Pour vous inscrire c’est très simple : envoyez un mail à lesbotruck@gmail.com avec vos disponibilités le jour de la marche + vos coordonnées ou contactez Vanessa au 0626978431 ! 

N’hésite pas à faire suivre cet appel autour de vous. Nous aussi nous sommes toutEs bénévoles et grâce à vous, nous allons faire rouler ce camion !

Les événements à venir :

Le 12 juin : SOIREE OFFICIELLE LESBOTRUCK

Dykes are United au Bar La Maison !! Les infos c’est par ici

Le 14 juin : venez nous rencontrer au Tango, lors du Tea Dance de Cineffable, à partir de 18h

Le 26 juin : venez fêter le départ de la Marche des Fiertés à la Prude Pride !

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Ciné et visibilité lesbienne au Printemps des assoces

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Dimanche après-midi au Printemps des Assoces, l’association Cineffable animait un atelier sur la visibilité lesbienne dans l’histoire du cinéma. Compte-rendu.

A l’espace des Blancs-Manteaux, dimanche à 14h, la salle était pleine. Une trentaine de têtes alignées attendaient le début de l’unique atelier lesbien du Printemps des Assoces : “La représentation des lesbiennes dans le cinéma”.

Cineffable, organisatrice du festival annuel de films lesbiens et féministes de Paris, proposait cette rencontre. C’est à Anne Delabre que l’association a fait appel pour l’animer. Cette journaliste de formation a co-rédigé Le Cinéma français et l’homosexualité avec Didier Roth-Bettoni. Elle dirige également le ciné-club « 7e genre » qui décrypte les représentations LGBT au cinéma. Œil vert et regard enjoué, se définissant comme “cinéphile” et “autodidacte”, Anne Delabre a su proposer un panorama clair et concis sur la place des lesbiennes dans le cinéma. Pour elle, “le cinéma a un passé, l’histoire ne s’est pas faite en 5 ans !”. D’où l’importance d’englober tout le xxe siècle, sans exclure les films muets ou en noir et blanc.

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Censure et sous-entendus

Ça commence mal en 1920, lorsque L’Homme du large et sa première lesbienne du cinéma français est censuré pour outrages aux mœurs. Le personnage est doublement sulfureux pour l’époque: homosexuelle et patronne de cabaret. Dans l’entre-deux-guerres cinématographique, les lesbiennes évoluent dans des lieux fermés (prison, pension de jeunes filles). L’homosexualité est présentée comme un non-choix car découlant de la promiscuité féminine et de l’absence d’hommes.

Les années 1940 et 1950 font place à des adaptations de romans. La littérature sert alors de caution à des films qui sans cela auraient pu être censurés. Quai des Orfèvres (1947) en est un bon exemple: rien n’est clairement exprimé, mais de nombreux sous-entendus font comprendre qu’une des héroïnes du film, photographe, est homosexuelle. Regards langoureux pour les femmes, photographies de nus féminins, sacrifice final pour celle qu’elle aime… Anne Delabre précise que lors de sa sortie, peu de gens ont vu l’homosexualité du personnage. Ce sont nos yeux dessillés de 2014 qui comprennent le message subliminal.

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Lesbienne prédatrice, lesbienne malheureuse

Vampires lesbiens, dangereuses prédatrices, érotisme et fantastique… Révolution des mœurs oblige, dans les années 60 puis 70, des films transgressifs et non moralisateurs sont présentés au public.

Dans les années 80 apparaissent des films plus édulcorés ainsi qu’un certain nombre de films crypto-lesbiens.

Une particularité subsiste: la lesbienne de film est dépressive souvent, criminelle parfois, malheureuse tout le temps. La comédie est réservée aux gays. On se moque d’eux, ils font rire, tandis que les lesbiennes font peur.

Les années 90 changent la donne. Pourquoi pas Moi (1998) mais surtout Gazon Maudit (1994) font rire le grand public. Cette période voit également la multiplication de films sur la découverte de la sexualité et le coming-out.

Banalisation de l’homosexualité

Dans les années 2000, de plus en plus de personnages lesbiens sont intégrés à des scénarios. C’est ce qu’Anne Delabre appelle « la période de banalisation ». Dans des films tels que Oublier Cheyenne (2004), La Naissance des pieuvres (2007), l’homosexualité est une des composantes des personnages mais n’est pas au centre de l’histoire.Mais ce n’est sûrement pas un hasard si l’on doit ces films à des réalisatrices engagées !

Une image « positive » des lesbiennes ?

Anne Delabre soulève une question récurrente : le cinéma doit-il donner une image « positive » des lesbiennes ? Gazon maudit a été encensé autant que décrié puisque donnant une image caricaturale des lesbiennes. La Vie d’Adèle a autant été haï qu’adoré. Anne Delabre balaye ces polémiques :

“Un film est une œuvre d’art avant tout, il n’est pas un tract politique, il raconte une histoire et porte la subjectivité de celle ou celui qui l’a réalisé et sa réception dépend de celle et ceux qui vont le voir”.

La période de « banalisation de l’homosexualité » des années 2000 répond d’une certaine manière à la question. Les lesbiennes y sont de plus en plus représentées dans leur complexité comme tout autre personnage. Les lesbiennes peuvent aussi être des criminelles ! Par ailleurs, ce qui est qualifié de « positif » par certain-e-s ne le sera pas pour d’autre.

Transgression des genres

La représentation des lesbiennes au cinéma semble avoir atteint une forme de maturité à l’aube du xxie siècle. La transgression des genres est ce qui gène chez les lesbiennes, plus que leur homosexualité elle-même.

C’est cette interrogation sur les genres qui sera probablement le sujet le plus transgressif et décrié de ces prochaines années, comme le montre la récente polémique autour de Tomboy (2011).

Visibilité lesbienne

Si un film est une œuvre d’art, on ne peut nier son impact sur l’imaginaire des spectateurs. La question n’est pas tant de donner une image positive ou négative que de sortir du prisme des fantasmes que les réalisateurs projettent sur ce qu’est ou non une lesbienne. Et il n’y a pas LA lesbienne comme il n’y a pas LA femme. Quoi de mieux pour déconstruire cela que les lesbiennes elles-mêmes prennent la caméra !

Au-delà de la visibilité lesbienne dans le cinéma, qu’en est-il de leur visibilité tout court ? Pour Amandine Miguel, porte-parole de l’Inter-LGBT :

“Le bilan du Printemps des Assoces est globalement positif car cette année, c’est l’Inter-LGBT qui a demandé qu’un atelier lesbien ait lieu. En plus, il y avait de nouvelles associations lesbiennes comme FièrEs ou Cineffable.” 

Noémi M.

Pour celles qui regrettent de n’être pas venues, Chrystèle Marie de Cineffable a annoncé que le même atelier aura lieu lors d’un prochain “Vendredi des femmes” du Centre LGBT Paris-Ile de France.

Pour toutes celles qui s’intéressent à ces problématiques, penchez-vous aussi sur la programmation de “7e genre” du cinéma Le Brady, dirigée par Anne Delabre : http://www.lebrady.fr/cine-club-7-genre/

Et bien sûr rendez-vous du 30 octobre au 2 novembre 2014 pour la 26e édition du Festival du film lesbien et féministe de Paris Cineffable : http://www.cineffable.fr/fr/edito.htm 

PMA en offrande à la « Manif pour tous » : le mauvais calcul du gouvernement

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PMA en offrande à la « Manif pour tous » :
le mauvais calcul du gouvernement

Lundi 3 février 2014 : réveil amer au lendemain de la « Manif pour tous ». Moins de 24 h après le défilé des réactionnaires en rose et bleu, le gouvernement a choisi son camp en enterrant la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour toutes.
Quel courage ! Quelle ténacité ! Le gouvernement préfère donc sacrifier l’intégralité de son projet de loi « Famille » plutôt que d’ouvrir la PMA à toutes les femmes. Ces reculs successifs masqueraient-ils le vrai visage sexiste et homophobe du gouvernement ?
Par ailleurs, en affirmant qu’il « s’opposerait à tout amendement ouvrant la PMA », le gouvernement trahit les lesbiennes, mais remet également en question la souveraineté du Parlement. Nous appelons donc les parlementaires, qui ont renoncé il y a un an à leur amendement sur la PMA, à avoir cette fois le courage de leurs opinions.
Il est temps de rappeler au gouvernement ses promesses. À quelques mois des municipales, faut-il voir dans cette main tendue aux conservatismes une simple stratégie électoraliste ? C’est dans ce cas un bien mauvais calcul ! Si le gouvernement pense trouver l’apaisement et les faveurs d’un électorat, il se trompe lourdement. Sur la PMA comme sur de nombreuses autres questions, il déçoit toutes ses électrices et tous ses électeurs, les lesbiennes et les autres, qui attendent de lui de la rectitude, du courage et le changement. L’apaisement ? Il ne l’aura pas non plus, car nous ne supportons plus d’être traitées comme des citoyennes de seconde zone.
Nous voulons êtres respecté-e-s, nous voulons être entendu-e-s, nous lesbiennes, bies, trans, nous défendrons nos familles jusqu’au bout : nous non plus, nous ne lâcherons rien !
Afin de montrer que nous ne renoncerons jamais à nos droits fondamentaux, nous appelons celles et ceux qui, contrairement au gouvernement, ne cèdent pas aux idées réactionnaires, à se rassembler largement dans les semaines à venir et à nous rejoindre lors d’une première réunion unitaire le 13 février à Paris (lieu à définir).

Appel à manifestation pour le droit à l’IVG

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1er février : Lesbienne, bi, trans, hétéro : un enfant si je veux, quand je veux

Les féministes espagnoles organisent une manifestation à Madrid le 1er février pour défendre le droit à l’IVG : mobilisons-nous pour les soutenir ! FièrEs appelle à manifester le samedi 1er février à 14h aux côtés de l’ANCIC, du CADAC, du Collectif Tenon XXe, du Mouvement Planning Familial Confédéral ainsi que plus de soixante autres associations, collectifs et partis politiques.

Parcours : Paris – Place Joffre (École Militaire) jusqu’à l’Ambassade d’Espagne

En décembre dernier, FièrEs avait produit un texte d’appel au rassemblement devant l’Ambassade d’Espagne :

Le gouvernement espagnol a bafoué un droit fondamental pour les femmes en donnant son accord pour un projet de loi visant à restreindre drastiquement l’accès à l’avortement. Désormais, si le parlement valide cette loi, les femmes espagnoles n’auront plus le choix de mettre un terme à une grossesse qu’elles ne désirent pas. FièrEs dénonce vigoureusement un tel positionnement du gouvernement espagnol qui marque une sévère régression en matière de droits des femmes.

L’actualité nous rappelle que les droits des citoyennes européennes sont constamment remis en question ou purement entravés par la montée des conservatismes politiques et religieux. Partout et toujours, les femmes continuent à être considérées comme des êtres inférieurs à qui l’on dénie la capacité à exercer leur volonté propre et leur liberté.

L’Union Européenne qui se targue d’exemplarité en matière des droits de l’Homme, dénigre et met en danger la moitié de sa population en refusant d’obliger les états à ouvrir pleinement les droits sexuels et reproductifs qui reviennent aux femmes. Aujourd’hui, les lesbiennes françaises vont en Espagne pour avoir recours à la Procréation Médicalement Assistée (PMA), demain, les femmes hétérosexuelles espagnoles viendront en France pour pratiquer leur IVG (Interruption Volontaire de Grossesse). Ces femmes doivent surmonter de multiples difficultés et courent des risques sanitaires qui les mettent en danger. En franchissant les frontières, elles franchissent aussi des années d’histoire sombres qui virent les femmes souffrir et mourir clandestinement pour exercer leur droit à disposer de leur corps.

Nous nous insurgeons de ces offenses faites aux femmes. Nous appelons le Parlement espagnol à rejeter ce projet de loi rétrograde, et plus largement l’Union Européenne à adopter des mesures communes de défense des droits des femmes.

Venez manifester votre soutien au droit à l’IVG et à la libre disposition de nos corps : voir l’événement Facebook