journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

25 novembre : le bal des faux-culs

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25 novembre : le bal des faux-culs
ou quand les réactionnaires de toujours
se découvrent féministes d’un jour 

25 novembre 2016, Journée Internationale contre les violences faites aux femmes, Marine Le Pen tweete :

“les violences faites aux femmes sont une insulte à notre civilisation, un fléau contre lequel je mènerai une action lucide et énergique”.

Ce même jour, la Manif pour tous tweete :

“la marchandisation de leur corps par des couples commanditaires est une violence faite aux femmes” et “NON à toutes ces violences faites aux femmes et NON à la GPA = exploitation des femmes”.

Mais de qui se moque-t-on ?? Plus que jamais, dénonçons l’instrumentalisation des femmes et des discours féministes par leurs ennemi-e-s politiques. NON bien sûr, ielles ne sont pas nos allié.e.s. Nous devons réaffirmer avec toujours plus de force qu’iels font le lit des violences subies par les femmes, qu’iels les dénoncent quand ça les arrange pour mieux les instrumentaliser contre une partie de la population. Iels participent au maintien du système patriarcal. Iels en sont même l’un des bras armés.

Sous couvert de défendre les femmes, iels tentent de dresser les groupes minorisés les uns contre les autres. Réaffirmons que notre féminisme est indissociable de la destruction des autres oppressions. Ce que nous voulons c’est la destruction du système cishétéropatriarcal, ce que nous voulons, c’est la destruction de toutes les oppressions.

Dans le même temps, partout dans le monde, les droits des femmes sont menacés et on assiste à une libération et une légitimation toujours plus médiatisées de la parole sexiste. Du tristement célèbre “grab them by the pussy” de Donald Trump, au projet de loi proposé par le parti du président turc Erdogan (prévoyant l’annulation des condamnations pour viols sur mineures si le violeur épouse sa victime), en passant par le coup d’Etat machiste au Brésil ou la remise en cause du droit à l’IVG en cas de viol en Pologne et au Brésil, la violence contre les femmes est un propos audible et un sujet de débat comme un autre. Les porte-paroles du cishétéropatriarcat se portent bien.

La France ne fait pas exception à ce phénomène : de l’analogie faite par François Fillon, expliquant que “la France n’est pas un pays à prendre comme une femme”, aux multiples propos sexistes et nauséabonds autour de “l’affaire Baupin”, en passant par la polémique autour du port du burkini à la plage… Aspirant à la fonction présidentielle, parlementaire ou briguant un ministère, les personnalités politiques s’en donnent à cœur joie, martelant que le corps des femmes ne leur appartient pas, que la parole de n’importe quel homme a plus de poids que leurs choix.

Double discours, même objectif : instrumentaliser les femmes à des fins qui n’ont aucun rapport avec la fin de leur oppression ! A l’aune des élections présidentielles, il nous faut refuser la récupération de la classe des femmes par ces discours politiques.

Affirmons à ceux qui veulent nous instrumentaliser que nous ne sommes pas leurs pions, et que jamais nous ne serons la caution de leurs propos démagogiques, racistes et xénophobes.

Affirmons à ceux qui veulent nous instrumentaliser que nous ne sommes pas leurs faire-valoirs, et qu’il ne suffit pas de nous tendre une carotte pour que l’on marche sagement derrière sans remettre en question leurs politiques.

Affirmons à ceux qui veulent nous maintenir sous leur domination et nous retirer les quelques droits durement obtenus que nous nous battrons pour mettre fin à leur système.

Partout dans le monde, des femmes se lèvent pour lutter contre toutes les formes de violences dont elles sont victimes. La fin de ces violences ne passera pas par le bal des faux-culs mais par les féministes. Ne les laissons pas faire croire le contraire.

Mobilisations contre TOUTES les violences faites à TOUTES les femmes

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FièrEs appelle à se mobiliser à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre. Dénonçons ensemble toutes les violences émanant du système hétéropatriarcal à l’encontre de toutes les femmes, qu’elles soient lesbiennes, bisexuelles, trans, hétérosexuelles, etc.

Ces violences prennent différentes formes, physiques ou psychologiques, et opèrent partout dans le monde : agressions physiques, viols, mariages forcés, mutilations sexuelles, harcèlement, violences conjugales, plus grande précarité…

FièrEs rappelle que les luttes féministes et les luttes LGBT sont indissociables car le système hétéropatriarcal, instituant une pseudo-complémentarité des sexes et la domination de l’un sur l’autre, hiérarchise les sexualités et légitime les violences envers les femmes et toutes celles et ceux qui ne se conforment pas au modèle dominant.

En faisant de l’hétérosexualité la norme, le système hétéropatriarcal discrimine doublement les femmes lesbiennes, bisexuelles et/ou trans. Ainsi, en tant que femmes et en tant qu’homosexuelles, bisexuelles et/ou trans, nous affrontons au quotidien sexisme et lesbophobie, biphobie et/ ou transphobie. Ces violences se manifestent à tous les niveaux de nos vies : à l’école, dans la rue, au travail, dans nos cercles familiaux ou amicaux, etc.

Ne nous taisons plus. Visibilisons ces discriminations en visibilisant nos identités, en visibilisant ces violences à notre encontre.

Solidaire de toutes les femmes victimes des violences masculines, victimes des violences patriarcales, en France et dans le reste du monde, FièrEs appelle à participer à toutes les mobilisations :

> 22 novembre : départ à 14h30 de Bastille (Paris), manifestation organisée par le Collectif National pour les Droits des Femmes.
> 25 novembre : départ à 18h30 du métro Grands Boulevards (Paris), marche de nuit non-mixte (sans hommes cisgenre), organisée à l’initiative d’une AG de féministes individuelles et soutenue par des associations.
> … ainsi que beaucoup d’autres initiatives, mobilisations, conférences, colloques, débats, formations, etc. organisé.e.s partout en France.

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