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17 mai : Journée internationale contre les LGBT-phobies

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Avec l’ouverture du mariage à tous les couples il y a deux ans, l’État légitime officiellement les couples LGBT qui le souhaitent mais cela est loin d’avoir fait reculer la transphobie, la lesbophobie la biphobie et l’homophobie dans la société. La liberté de parole donnée aux anti-égalité des droits pendant la période de débat sur l’ouverture du mariage a légitimé les propos LGBT-phobes dans l’espace public et privé. Les derniers chiffres publiés par SOS homophobie sont éloquents à ce sujet : le nombre de témoignages reçus en 2014 est en hausse de 41 % par rapport à 2011. Nous rappelons à nouveau et avec force que l’homophobie, la biphobie, la lesbophobie et la transphobie ne sont pas des opinions.

Le fait que le gouvernement n’ait pas tenu ses engagements de campagne concernant les droits des LGBT autres que le mariage a également contribué à ancrer un peu plus dans la société l’idée que nos vies sont négligeables.

Nous nous sommes battuEs, et d’autres avant nous se sont battuEs, pour obtenir chaque avancée.

N’attendons pas que le gouvernement retrouve soudainement son courage politique sans rien dire. N’attendons pas d’être instrumentaliséEs en 2017 pour crier haut et fort que l’égalité des droits « c’est maintenant ! »

Depuis notre discours du 17 mai 2014, rien n’a changé pour nous : il est temps que les trans’ bénéficient d’une loi, il est temps d’ouvrir la PMA à toutes les femmes, il est temps de simplifier les démarches et l’hébergement des LGBT demandeurs du droit d’asile, il est temps de réformer la filiation pour permettre aux parents dits « sociaux » de reconnaître leurs enfants ! Il est temps de réformer notre politique du droit d’asile pour que la France soit réellement la terre d’accueil et des droits humains qu’elle prétend être. Il est temps aussi de dénoncer les LGBT-phobies des anti-égalité des droits. Le gouvernement « socialiste » ne doit plus se laisser dicter sa politique par des réactionnaires !

Lutter contre les LGBT-phobies c’est aussi lutter contre le sexisme car les deux sont entremêlés et sont les fruits de la même société hétéropatriarcale. Il ne s’agit pas uniquement de se battre contre des discriminations qui touchent une « minorité », terme réducteur par lequel nous sommes désignéEs, mais de se battre contre toute une conception sexiste et cishétéronormative de la société.

Ce n’est pas à nous de vivre cachéEs, ce n’est pas à nous d’avoir peur. La société doit changer et nous devons nous mobiliser toujours en plus grand nombre pour la transformer. Ne laissons pas le champ libre aux LGBT-phobes. Battons-nous chaque jour pour les faire reculer. Et surtout, soyons FièrEs de nos identités !

Abracadabra, que disparaissent vos droits !

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A l’occasion de l’anniversaire du mariage pour tou.te.s, FièrEs vous offre un spectacle de magie !
En ce 23 avril 2015, deux ans après le vote de la loi dite « Mariage pour tous » à l’Assemblée nationale, FièrEs rend hommage à cet extraordinaire tour de PaSse-PaSse que nous offre le gouvernement.

Abracadabra

Littéralement fascinéEs par le talent avec lequel les illusionnistes Valls et Hollande ont réussi à faire disparaître nos droits, nous montons à notre tour sur scène pour vous révéler les « trucs » de ces magiciens hors pair.

Vous vous êtes toujours demandé comment avaient-ils pu couper filiation et mariage en deux ? Comment la PMA avait-elle disparu de leurs chapeaux ? Comment la carte « droits des trans’  » s’était retrouvée tout en bas du paquet?
L’heure de la révélation a sonné ! Ne vous laissez plus envoûter… la prestidigitation du gouvernement n’aura plus de secret pour vous !

Inscrivez-vous sur l’événement Facebook ici

Rendez-vous le 23 avril à 19h30
Place Baudoyer (devant la mairie du 4e arrondissement, Paris), métro Hôtel de Ville

[8 mars] Les droits des femmes en chiffres : la moitié de l’humanité toujours opprimée

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8 mars : Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes

La lutte pour les droits des femmes est toujours d’actualité. En ce 8 mars, FièrEs se mobilise et rappelle que le combat pour l’égalité entre les hommes et les femmes se mène au quotidien. Le 8 mars n’est qu’une journée pour braquer le projecteur sur l’importance des luttes féministes. Profitons de cette occasion pour rappeler tout d’abord quelques chiffres :

– En moyenne, chaque année, 201 000 femmes en France se déclarent victimes de violences conjugales [1].

– Entre 2010 et 2012, 83 000 femmes par an en France ont été victimes de viols ou tentatives de viols [2].

– 22 % des Européennes ont subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire [3].

– Entre 40 % et 70 % des femmes assassinées sont tuées par leur conjoint en Australie, au Canada, en Israël, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis [4].

– 603 millions de femmes vivent dans des pays où la violence domestique n’est pas un crime [5].

– À l’échelle mondiale, plus de 700 millions de femmes actuellement en vie se sont mariées alors qu’elles étaient encore enfants [6].

– Plus de 130 millions de filles dans le monde ont subi une mutilation ou une ablation génitale [7].

– Jusqu’à 5 000 femmes sont victimes de « crimes d’honneur » chaque année [8] dans le monde.

– 70 % des femmes handicapées en France seraient victimes de violences [9].

Si vous êtes chef-fe d’entreprise, au lieu d’offrir des fleurs à vos collaboratrices, rappelez-vous plutôt toute l’année que :

– 18 % seulement des entreprises dans le monde sont dirigées par une femme [10].

– Aux États-Unis, les travailleuses hispaniques gagnent en moyenne 90 % du salaire des hommes, mais seulement 60 % du salaire des « hommes blancs » [11].

– Dans 15 pays, les femmes doivent demander à leur mari la permission de travailler.

– Dans 79 pays, la loi restreint le type d’emploi qu’une femme peut occuper [12].

– En France, à travail égal, les femmes gagnent toujours en moyenne 27 % de moins que les hommes [13].

– 1 femme sur a été victime de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle et 5 % seulement des cas ont été portés devant la justice [14].

Enseignes, marques, publicitaires : au lieu de prévoir des campagnes publicitaires sexistes et stéréotypées, prenez acte du fait que :

– 84 % des femmes françaises interrogées pensent que les marques sont responsables des stéréotypes de genre [15].

– 74 % des français.e.s réprouvent les publicités sexistes [16].

– 79 % de répondant.e.s pensent que “les entreprises devraient s’attacher à ne pas véhiculer des stéréotypes sexistes à travers leurs campagnes”, et 44 % jugent même que “les entreprises devraient être sanctionnées” [17].

Femmes et hommes politiques, médias, choisissez vos mots et, le 8 mars, montrez votre engagement. Ne parlez plus complaisamment de « Journée de LA femme » mais rappelez qu’il s’agit d’une journée de lutte, en France comme ailleurs, à mener sur tous les fronts :

– 17 % seulement des ministres de gouvernements dans le monde et 22 % des parlementaires nationaux sont des femmes [18].

– En France, 25 % des député.e.s sont des femmes [19].

– Les femmes ne se voient délivrer aucun permis de conduire en Arabie Saoudite.

– 15 millions de filles dans le monde ne seront jamais scolarisées [20].

– Les relations entre femmes sont illégales dans 50 pays.

– En France, 3 lesbiennes sur 5 ont été victimes de lesbophobie dans les 2 dernières années [21].

– En France, les femmes n’ont pas accès à la PMA si elles ne justifient pas d’une relation suivie avec un homme.

– Le droit à l’avortement est limité dans plus de 2/3 des pays [22].

Alors, vous pensez toujours que les luttes féministes n’ont plus lieu d’être ?

 

[1] Insee-ONDRP, enquêtes « Cadre de vie et sécurité », 2010-2012 in La lettre de l’Observatoire des violences faites aux femmes.

[2] Ibidem

[3] Parlement européen, « Violence à l’égard des femmes : la vérité qui dérange », 7 mars 2014.

[4] ONU, « Mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles : quelques faits et chiffres ».

[5] Ibidem.

[6] « Ending Child Marriage: Progress and Prospects », Unicef, 2013.

[7] ONU, « Mettre fin à la violence à l’égard des femmes : des paroles aux actes », Etude du Secrétaire général – 2006.

[8] Etude du Fonds des Nations Unies pour la population.

[9] Estimation de l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir.

[10] La Banque mondiale, Enterprise Surveys on gender (Enquêtes sur le genre en entreprise).

[11] Bureau des statistiques du travail, Département du travail des États-Unis, 2012.

[12] Women, business & the law, The world bank et IFC, 2014.

[13] Insee, 2010.

[14] Enquête IFOP pour le Défenseur des droits, mars 2014.

[15] Etude « Femmes et stéréotypes de genre », pour le site aufeminin.com, 2013.

[16] Etude Mediaprism, 2013.

[17] Ibidem.

[18] ONU Femmes.

[19] Observatoire des inégalités, 2014.

[20] Contre 10 millions de garçons. Chiffres Unicef.

[21] SOS-homophobie, 2014.

[22] « World Abortion Policies », Division de la population, Nations Unies.

Journée internationale pour les droits des femmes : deux manifestations, un seul combat – l’égalité

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FièrEs appelle à manifester dans l’un ou l’autre cortège prévu le samedi 8 mars à Paris et partout ailleurs en France et dans le monde à l’occasion de la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes.

Chaque année, des milliers de femmes et d’hommes marchent ensemble le 8 mars pour lutter pour les droits des femmes. Droits acquis ou non, mais toujours constamment remis en cause : droit à disposer de son corps avec l’accès à l’IVG libre et gratuit et à la Procréation Médicalement Assistée, droit à avoir un poste avec un salaire égal pour un travail égal, droit d’occuper l’espace public sans être harcelées, battues, violées, droit à vivre librement son genre et sa sexualité, etc. Le 8 mars rappelle chaque année que l’égalité réelle est encore loin et l’importance des combats féministes.

FièrEs condamne fermement les attaques directes contre les avancées féministes qui ont ponctuées l’année 2013 et ce début 2014 : assauts contre la déconstruction des stéréotypes de genre permettant de lutter contre les inégalités femmes/hommes, rues et sorties d’écoles prises par les réactionnaires à grand renfort médiatique, masculinistes écoutés et cités par le gouvernement, contestation du droit des femmes à disposer de leurs corps. Les espagnoles vont devoir passer la frontière pour avorter… et les lesbiennes et les célibataires vivant en France vont devoir continuer de la passer pour effectuer une PMA. Quant aux LGBT-phobies, elles ont désormais le statut d’opinion politique à part entière.

Autant de raisons de se rassembler, autant de raisons de marcher. Il est donc regrettable que ce 8 mars 2014 marque le clivage entre deux mouvements féministes antagonistes qui organisent deux cortèges distincts à Paris, l’un au départ de Bastille, l’autre au départ de Belleville. Parce que la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes devrait mettre en avant ce qui nous rassemble (et les sujets ne manquent pas) plutôt que ce qui nous divise et que le féminisme a besoin de moments d’unité pour se faire entendre, FièrEs a décidé de ne pas se positionner pour l’un ou pour l’autre et marchera dans les deux cortèges.

FièrEs d’être féministes, fièrEs de nos luttes, nous pensons que les sujets clivants ne devraient pas nous empêcher de construire un mouvement féministe fort et cohérent. Nous espérons pour l’avenir que les organismes féministes sauront travailler ensemble à l’organisation d’un 8 mars rassemblé et rassembleur, en mettant de côté les débats et controverses qui traversent le mouvement, provoquant certes des divisions mais témoignant également d’un dynamisme et d’un souffle militant que nous souhaitons voir perdurer.

Le 8 mars est une journée symboliquement trop forte pour que les désaccords et divisions du mouvement féministe n’en éclipsent son importance. Faisons de ce 8 mars un rendez-vous solidaire annuel et incontournable de la lutte pour les droits des femmes : tant de luttes restent à mener !